IVG : l'ordre des Médecins s'oppose à la suppression de la clause de conscience

IVG : l'ordre des Médecins s'oppose à la suppression de la clause de conscience
Une manifestation pour le droit à l'avortement à Marseille, le 8 mars 2018.

publié le samedi 10 octobre 2020 à 13h43

L'Ordre des médecins dit "regretter" que "le gouvernement ne se soit pas clairement prononcé contre cette proposition de loi".

L'Ordre des médecins a réaffirmé samedi 10 octobre son opposition au projet de loi sur l'IVG qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, que ce soit l'allongement du délai légal ou la suppression de la clause de conscience spécifique.

"Ni la disparition de la clause de conscience, ni l'allongement des délais légaux d'accès à l'IVG de 12 à 14 semaines, ne permettront de répondre aux difficultés qui peuvent, aujourd'hui encore, se poser à nos concitoyennes souhaitant avoir recours à une IVG", réaffirme l'Ordre des médecins dans son communiqué.


Le texte adopté jeudi propose, outre l'allongement des délais légaux, de permettre aux sages-femmes de réaliser des IVG chirurgicales jusqu'à la 10e semaine de grossesse et de supprimer la clause de conscience spécifique à l'IVG pour les médecins, des demandes récurrentes d'associations féministes pour garantir "un égal accès à l'IVG" sur tout le territoire.


"L'État doit aujourd'hui prendre des engagements forts, qui n'ont pas été pris par les gouvernements successifs, pour assurer, en tout point du territoire, la mise à disposition pour les femmes des moyens matériels et professionnels de prise en charge de qualité", poursuit l'Ordre. "Ce sont ces engagements forts et un investissement important dans la stratégie de prise en charge qui, seuls, permettront l'accès sans entrave à l'IVG", ajoute-t-il. 

L'Ordre des médecins dit "regretter" que "le gouvernement ne se soit pas clairement prononcé contre cette proposition de loi". Il dit "déplorer l'inaction et l'impréparation de l'exécutif, dont la position n'a toujours pas été arrêtée alors que les débats parlementaires étaient attendus de longue date".

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