Isabelle Balkany accuse "la justice" de vouloir "tuer son époux"

Isabelle Balkany accuse "la justice" de vouloir "tuer son époux"
Isabelle Balkany, le 11 décembre 2011 à Paris.

, publié le lundi 27 janvier 2020 à 15h00

"Je le dis et je le répète : mon mari est en danger", s'est insurgée la maire par intérim de Levallois-Perret après le rejet, par la cour d'appel de Paris, de la demande de mise en liberté de Patrick Balkany.

La cour d'appel de Paris a rejeté, lundi 27 janvier, une nouvelle demande de mise en liberté du maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) Patrick Balkany, incarcéré depuis septembre après ses condamnations successives pour fraude fiscale et blanchiment aggravé. Son épouse Isabelle Balkany, maire par intérim de Levallois, a aussitôt dénoncé cette décision. 



"Je suis à la fois désespérée et folle de rage", a-t-elle déclaré au micro de BFMTV. "La justice, je l'accuse de vouloir tuer mon époux", a-t-elle asséné.

"Il a déjà été dans une situation avec son pronostic vital en danger, les médecins l'ont sauvés (...) il est aujourd'hui dans un état de fatigue incroyable", a-t-elle ajouté, expliquant que son mari avait déjà "perdu 26 kilos".

"Il y a aussi les dégâts psychologiques", a-t-elle poursuivi. "Lui qui a toujours eu un moral d'acier, il est totalement effondré", a-t-elle expliqué. "Je le dis et je le répète : mon mari est en danger", s'est insurgée Isabelle Balkany. L'avocat de Patrick Balkany Romain Dieudonné a également fait part de son "inquiétude" pour son client qui "continue à être détenu et dont les médecins disent que son état général continue de se dégrader".


Estimant que persistait un "risque de fuite" et relevant que le prévenu avait lui-même reconnu avoir dissimulé des avoirs considérables à l'étranger, la cour d'appel de Paris a estimé que le maintien en détention de l'élu était "l'unique moyen pour maintenir Patrick Balkany à la disposition de la justice".

"Une fois encore a été décrite la peur d'une fuite à l'étranger", a commenté Isabelle Balkany, fustigeant le "syndrôme Ghosn" de la justice française. La maire par intérim de Levallois a également évoqué les "soit-disant" biens, qu'elle posséderait avec son époux. "Nous n'en avons plus, nous n'avons plus rien, ni à l'étranger ni en France", a affirmé Isabelle Balkany. 

"Si l'objectif est qu'il assiste aux audiences de février, il n'y sera pas car il est physiquement incapable d'y être", a prévenu la maire par intérim de Levallois. Le procès en appel pour blanchiment de fraude fiscale des époux Balkany doit se tenir du 3 au 19 février prochain. En première instance, Patrick Balkany avait été condamné à cinq ans de prison tandis que sa femme avait écopée de trois ans de prison. Les peines avaient été assorties d'une inéligibilité de dix ans.

Dans le premier volet de l'affaire, dont le procès en appel s'est tenu en décembre, le parquet a requis quatre ans de prison contre Patrick Balkany, quatre ans dont deux avec sursis contre sa femme et dix ans d'inéligibilité contre les deux pour fraude fiscale.
 

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