Irak: une jihadiste française condamnée à la perpétuité

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 La jihadiste française Djamila Boutoutaou, lors de son procès à Bagdad, le 17 avril 2018 en Irak

La jihadiste française Djamila Boutoutaou, lors de son procès à Bagdad, le 17 avril 2018 en Irak

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© AFP, Ammar Karim

AFP, publié le mardi 17 avril 2018 à 12h50

La jihadiste française Djamila Boutoutaou, 29 ans, a été condamnée mardi à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe Etat islamique (EI) par la Cour pénale centrale de Bagdad, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une autre Française, Melina Boughedir, 27 ans, avait été condamnée en février à sept mois de prison, non pas au titre de la loi sur le terrorisme mais sur l'accusation de séjour illégal en Irak.

Djamila Boutoutaou, qui a comparu dans un box grillagé en bois, vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron, a expliqué qu'elle était d'origine algérienne et qu'elle s'était "convertie à l'islam alors qu'elle était chrétienne".

Elle a affirmé être partie de France avec son mari "qui était chanteur de rap".

"Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai decouvert que mon mari était un jihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmené mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave", a-t-elle encore raconté.

La famille a ensuite vécu dans le "califat" auto-proclamé de l'EI qui s'étendait depuis 2014 sur de larges pans de Syrie et d'Irak.

En 2017 toutefois, au terme d'une longue et meurtrière contre-offensive, les forces irakiennes ont repris l'ensemble des zones peuplées tenues par l'EI.

Au cours de ces combats, "mon fils Abdallah a été tué dans un bombardement", a déclaré à la cour Mme Boutoutaou.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de ressortissantes turques ont été condamnées à la peine de mort en vertu de la loi antiterroriste irakienne. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale.

La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance à des groupes jihadistes même pour des non combattants.

Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive irakienne.

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