Interview de Macron : "On était sur quelque chose de viril", commente Castaner

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 Christophe Castaner le 15 avril à Paris

Christophe Castaner le 15 avril à Paris

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© AFP, FRANCOIS GUILLOT

Orange avec AFP, publié le lundi 16 avril 2018 à 08h56

Au lendemain de la longue intervention télévisée du président de la République, les réactions sont cinglantes, à droite comme à gauche.

Dimanche soir, au cours d'un entretien de plus de deux heures, Emmanuel Macron s'est expliqué sur de nombreux sujets d'actualité dont la dette de la SNCF, les frappes en Syrie ou encore l'évacuation de la zad de Notre-Dame-des-Landes. Au lendemain de cette interview, les opposants politiques font connaître leur mécontentement. 

"Vrai visage"

Pour Marine Le Pen, le président de la République a "révélé son vrai visage". "Il y a un an, il nous a fait croire que dans le cadre d'un nouveau clivage politique il représentait le meilleur de droite et gauche. Hier soir, on a compris qu'il représentait le pire de la droite et le pire de la gauche", a commenté la présidente du Front national sur France 2, lundi matin.  La leader d'extrême-droite a également dénoncé la gestion de l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes par le gouvernement ou encore la réforme de la SNCF.

"Quelque chose de viril"

Du côté de la majorité présidentielle, Christophe Castaner a logiquement salué la prestation du chef de l'État. Le patron de LREM a jugé qu'Emmanuel Macron q'était montré comme "un président qui savait encaisser, qui savait castagner aussi quand c'était nécessaire".

"On était moins dans un exercice classique d'échange avec un journaliste qui vous interviewe, mais plutôt de débat. Donc on a vu un président qui savait encaisser, qui savait castagner aussi quand c'était nécessaire. Il a je crois tenu le débat, parce qu'on était effectivement sur quelque chose de viril, de physique", a déclaré le délégué général de La République en marche et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement sur RTL.

"N'écouter que vous"

À gauche, le PS, par la voix de son porte-parole Boris Vallaud, a également critiqué l'entretien présidentiel. "On avait bien compris vos projets, monsieur le président : n'écouter que vous", a critiqué le député sur Twitter.

"Pas d'utilité pour des frappes punitives"

Avant l'interview, Laurent Wauquiez avait déjà marqué son opposition aux frappes françaises et américaines en Syrie. Dans un entretien au JDD, le chef de file des Républicains avait expliqué qu'il soutenait "par principe notre armée quand elle combat" mais qu'il "ne cro(yait) pas à l'utilité de frappes punitives".

Le ton est rapidement monté dimanche soir entre Emmanuel Macron et les journalistes Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, le président de la République n'hésitant pas à recadrer ses intervieweurs et à leur reprocher "amalgame" ou "insinuation".

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