Inondations de janvier: Macron rencontre des sinistrés à Villeneuve-Saint-Georges

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 Emmanuel Macron rencontre le 14 février 2018 des habitants d'un quartier de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), sinistrés par les récentes crues

Emmanuel Macron rencontre le 14 février 2018 des habitants d'un quartier de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), sinistrés par les récentes crues

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© AFP, CHARLES PLATIAU, POOL

AFP, publié le mercredi 14 février 2018 à 21h05

Emmanuel Macron, qui rencontrait mercredi des habitants d'un quartier de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), sinistrés par les récentes crues, a promis d'"accompagner les personnes et les petites entreprises qui ont tout perdu", alors que le gouvernement a annoncé que 275 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle suite à ces crues. 

Déambulant dans des rues boueuses encore inondées l'avant-veille, dans Villeneuve-Saint-Georges frappée par plus de trois semaines de crue, le chef de l'Etat a été interpellé par des dizaines de personnes, parfois en larmes ou en colère.  

"J'ai tout perdu", lui a dit un sexagénaire, propriétaire d'un pavillon. "Personne ne nous aide à nettoyer", s'est écrié un autre. "J'ai deux enfants, on est à l'hôtel", a expliqué une mère de famille les larmes aux yeux.

"On va accélérer les choses mais je ne suis pas venu pour vous faire des promesses", a répondu le chef de l'Etat.

Certaines maisons sont encore inondées et l'électricité n'est toujours pas revenue dans certaines rues, dans ce quartier du Blandin qui avait déjà été inondé en 2016.

Sylvain, un bénévole, explique avoir surveillé la maison de sa voisine Jessica pour éviter le pillage, citant plusieurs cas de cambriolages de maisons désertées, par des voleurs venus en barque. "J'ai dû partir, car j'ai un bébé de 16 mois", a précisé Jessica. "Moi j'ai préféré rester pour ne pas être pillée", souligne Carole. 

A une femme qui lui disait "je pensais que si vous veniez, ça ferait baisser l'eau", le chef de l'Etat a plaisanté : "je n'ai pas le pouvoir d'absorber l'eau, sinon je l'aurais fait dès le premier jour".

L'arrêté de catastrophe naturelle a été publié mercredi matin, a-t-il rappelé. "Cela permettra d'accélérer les choses pour déclarer les sinistres" et "une permanence sera mise en place en fin de semaine à la mairie pour coordonner le travail des assureurs".

La commission de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle s'est réunie mercredi "en procédure accélérée", sous l'égide du ministère de l'Intérieur, les services experts devant notamment identifier les communes où la crue décennale a été atteinte ou dépassée.

Les dossiers de demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle de 156 autres communes ont été ajournés dans l'attente d'expertises complémentaires, ont indiqué dans un communiqué commun les ministères de l'Intérieur, de la Transition écologique et de l'Economie. Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars.

- geste de solidarité -

A Villeneuve-Saint-Georges, le chef de l'Etat a assuré que le gouvernement allait "accompagner les personnes et les petites entreprises qui ont tout perdu" avec "une soulte de redémarrage". "Il y aura un geste de solidarité" pour "ceux qui ont été indemnisés les premiers jours pour se reloger" mais qui ont dû ensuite "passer plusieurs semaines" à l'hôtel.

"Nous mettons les moyens de l'Etat à disposition pour déblayer dès que l'eau aura baissé", a-t-il insisté.

"L'Etat va travailler avec les collectivités pour sécuriser la zone en rachetant des habitations ou des terrains, pour avoir, en cas de crue, une zone de reversement", a-t-il poursuivi, notant que les seuls rachats de terre coûteront "plusieurs dizaines de millions d'euros". Mais plusieurs habitants ont estimé que les sommes proposées pour leur maison ne leur permettraient pas de se reloger.

Plusieurs régions, notamment du nord et de l'est de la France, sont concernés par ces crues.

Selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le coût des dégâts devrait être "plutôt inférieur aux dernières inondations de 2016".

Des pluies exceptionnelles tombées sur des sols saturés d'eau ont provoqué en janvier la crue de nombreux cours d'eau, notamment de la Seine, la Marne, l'Yonne, mais aussi le Rhône et la Saône.

Sur la moitié nord du pays, les décrues en cours se poursuivront très lentement et pourront être ralenties par de nouvelles pluies, selon Vigicrues.

Les inondations qui avaient frappé la France en mai et en juin 2016 s'étaient soldées par 182.000 sinistres déclarés auprès des assureurs, pour un coût supérieur à 1,4 milliard d'euros, selon un bilan de la fédération du secteur publié en mai 2017.

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