Incidents Nice-OM : la tribune suspendue quatre matchs, un homme interpellé

Incidents Nice-OM : la tribune suspendue quatre matchs, un homme interpellé
Un supporter niçois s'en prend au joueur marseillais, Dimitri Payet, le 22 août 2021, à l'Allianz Riviera.

publié le lundi 23 août 2021 à 21h30

Cette première sanction, décidée par la préfecture, pourrait s'accompagner d'autres restrictions décidées par la Ligue de football professionnel, qui a condamné les débordements.

La fête avait à peine repris, après un an de huis-clos pour cause de Covid-19, qu'elle est déjà terminée pour les supporters niçois. Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé, lundi 23 août, la fermeture "pour les quatre prochains matches disputés à domicile" de la tribune Populaire Sud du stade de Nice après les jets de projectiles qui ont entraîné de graves incidents dimanche lors du match Nice-Marseille.


"Devant la gravité des incidents survenus, sans attendre les sanctions qu'il appartient à la Ligue de football professionnelle (LFP) de décider, le préfet des Alpes-Maritimes a pris ce soir les décisions suivantes : fermeture de la tribune Populaire Sud où les incidents ont éclaté pour les quatre prochaines rencontres disputées à domicile", écrit le préfet Bernard Gonzalez dans un communiqué.

Le préfet a également annoncé la "mise en place dans les meilleurs délais d'un filet anti-projections devant la tribune Populaire Sud", l'"étude d'un dispositif renforcé de sécurisation de la tribune Visiteurs afin de prévenir les projections et agressions" et l'"édiction de mesures d'interdiction individuelle de stade à l'encontre des individus auteurs des violences dès leur identification par les services de police".

Le parquet de Nice a en effet annoncé lundi l'ouverture de plusieurs enquêtes, notamment pour "jets de projectiles" et "violences volontaires aggravées". "Le dispositif policier a permis d'empêcher tout affrontement direct violent entre supporters des deux équipes et de protéger ainsi les 30.000 spectateurs pendant toute la durée du match", a de son côté estimé le préfet dans son communiqué.

"La pénétration sur le terrain de quelques dizaines de supporters et les violences commises ont été rapidement maîtrisées grâce à l'action des stadiers et des forces de sécurité, sans qu'il soit nécessaire de faire usage de la force. Après quelques minutes, les supporters qui avaient pénétré sur la pelouse ont tous été repoussés dans les tribunes. (...) Le calme étant revenu dans le stade, les conditions étaient réunies pour permettre de reprendre le match dans des conditions de sécurité normale", a-t-il poursuivi.

L'OGC Nice contre-attaque

Un homme de 28 ans, soupçonné d'avoir fait partie de ce mouvement de foule et d'avoir porté des coups à un joueur de l'OM a par ailleurs été interpellé et placé en garde à vue lundi en fin de journée, a appris l'AFP de sources policière et judiciaire. L'homme a été arrêté à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes). "Il s'agirait a priori d'un supporter niçois", a précisé le procureur de Nice, Xavier Bonhomme.

Dimanche soir, trois mineurs avaient déjà été interpellés vers 22h30 lors des débordements. Ils ont été remis à leur famille et n'ont pas été placés en garde à vue, a détaillé la source policière.

L'OGC Nice a condamné, plus tôt dans la journée, les jets de bouteilles qui ont eu lieu dimanche. Mais le club a aussi contre-attaqué, visant le comportement de la délégation marseillaise. Pour le club, "rien n'excuse les jets de bouteille dont plusieurs individus isolés se sont rendus coupables" mais "il n'en demeure pas moins que le point de bascule est l'attitude irresponsable de plusieurs membres du club marseillais". Après plus d'une heure et demie d'interruption, le match a été définitivement arrêté dimanche soir alors que Nice menait 1-0, l'OM refusant de revenir sur le terrain.


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La Ligue de football professionnel (LFP) est aussi revenu sur les incidents condamnant de concert les violences, "extrêmement graves" selon elle. L'instance a également assuré que la décision de faire reprendre la rencontre après l'envahissement du terrain par des spectateurs et des échauffourées entre supporters, joueurs et membres de l'encadrement des clubs, avait été prise par le préfet des Alpes-Maritimes, "afin de garantir l'ordre public" et "la sécurité" des spectateurs. Cette rencontre de la 3e journée de Ligue 1 n'a néanmoins pas pu reprendre, les joueurs de l'OM n'ayant pas souhaité revenir sur la pelouse. Interrogé, le président délégué du club marseillais, Pablo Longoria, avait expliqué que l'arbitre de la rencontre n'avait pas pu lui assurer la sécurité des joueurs. 
 

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