Incendie de Lubrizol : 5.253 tonnes de produits chimiques ont brûlé

Incendie de Lubrizol : 5.253 tonnes de produits chimiques ont brûlé
5.253 tonnes de produits chimiques ont été détruits, dont plus de 60% d'"additifs multi-usages".

Orange avec AFP-Services , publié le mardi 01 octobre 2019 à 21h00

Edouard Philippe l'avait promis plus tôt ce mardi devant l'assemblée. La préfecture de Seine-Maritime a renseigné mardi soir sur son site internet la quantité et la nature de produits qui ont brûlé dans l'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre. 

Au total 5.253 tonnes de produits chimiques ont été détruits, dont plus de 60% d'"additifs multi-usages".

"Tous les produits ne sont pas dangereux. La dangerosité dépend de la quantité présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de la manière dont on est exposé (contact cutané, inhalation, ingestion)", est-il précisé sur un des documents publiés, accompagnant la liste des produits incendiés.

Campagne de prélèvements et surveillance sanitaire

La préfecture publie également sur son site internet la liste des produits chimiques présents dans les principaux "additifs multi-usages" et les 479 fiches de sécurité qui "précisent les caractéristiques des produits et les risques associés, notamment en cas de combustion".




Une campagne de prélèvements (air, eau, sols, aliments...), "engagée dès le début de l'accident" sera adaptée "et si nécessaire complétée afin de procéder à une évaluation quantitative des risques sanitaires qui se déroulera pendant plusieurs semaines", précise la préfecture. "En fonction des résultats de cette évaluation, une surveillance sanitaire adaptée sera mise en place", indique-t-elle.

Lors d'un point presse organisé cet après-midi le préfet de Seine-Maritime a indiqué que le risque lié à l'amiante n'était "pas avéré". Il a indiqué qu'une quantité "extrêmement faible" de fibres d'amiante avait été détectée dans l'air.  

Une communication qui ne semble pas satisfaire les riverains. Près de 2.000 personnes manifestent ce mardi à Rouen pour dénoncer le manque de transparence de l'exécutif. 

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