Incendie à Martigues : deux adolescents de 16 ans en garde à vue

Incendie à Martigues : deux adolescents de 16 ans en garde à vue
Un habitant de Bormes-les-Mimosas tente d'éteindre les flammes, le 26 juillet 2017
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Orange avec AFP, publié le jeudi 27 juillet 2017 à 11h00

La piste criminelle semble se préciser pour au moins un départ de feu. Dans les Bouches-du-Rhône comme dans les départements voisins, les flammes grignotaient toujours du terrain jeudi matin, même si la nuit précédente avait été plus calme.

Au total, plus de 7.000 hectares de végétation ont été ravagés depuis le début de la semaine.

Le risque de départ de feux était encore extrêmement élevé jeudi 27 juillet dans tout le Sud-Est de l'Hexagone. Pour la quatrième journée consécutive, la sécurité civile et les pompiers luttaient avec acharnement dans le Var, les Alpes-maritimes, le Vaucluse, en Haute-Corse et dans les Bouches-du-Rhône. Dans ce dernier département, deux adolescents de 16 ans ont été interpellés mercredi soir, soupçonnés d'être à l'origine de l'un des incendies, selon une information de LCI. Mercredi, un feu s'était déclaré dans la matinée sur la commune de Martigues. Les flammes avaient ensuite progressé en direction de la mer, atteignant le village de Carro. Plus de 400 personnes ont du être évacuées et et la ligne SNCF avait été coupée. Les deux mineurs avaient été repérés par les pompiers en train de "rôder" autour des incendies, dans un périmètre bouclé. Selon France Info, leur garde à vue a été prolongée jeudi.



- REPRISE D'INCENDIE -

Jeudi matin, le premier adjoint au maire de Martigues a annoncé un nouveau départ de feu dans la commune, selon BFMTV. Henri Cambessedes a précisé que des pompiers étaient déjà sur place. La veille, pas moins de 300 combattants du feu et 70 véhicules avaient lutté contre le premier incendie.



Après trois journées de calvaire, la situation était en passe de s'améliorer jeudi matin dans les régions sinistrées. À Bormes-les-Mimosas dans le Var, plus de 10.000 personnes avaient été mises à l'abri dès mardi. Dans la nuit de mercredi à jeudi, 1.500 personnes ont encore été hébergées dans les différentes salles municipales. Plusieurs dizaines d'autres ont dormi à la belle étoile ou sur la plage. Jeudi matin, l'incendie n'était "pas complètement fixé" mais "on est en train de gagner la partie", assurait le lieutenant-colonel Michaël Bernier de la direction de la sécurité civile.

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