Immigration: très remontées, les associations reçues à Matignon

Chargement en cours
 Le Premier ministre Edouard Philippe au côté du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, à Matignon, le 21 décembre 2017, pour une réunion avec les associations sur le projet de loi "asile et immigration"

Le Premier ministre Edouard Philippe au côté du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, à Matignon, le 21 décembre 2017, pour une réunion avec les associations sur le projet de loi "asile et immigration"

1/2
© AFP, Thomas Samson
A lire aussi

AFP, publié le jeudi 11 janvier 2018 à 14h56

Très remontées contre la politique migratoire du gouvernement qu'elles viennent d'attaquer au Conseil d'Etat, les associations sont reçues jeudi par le Premier ministre sur le projet de loi "asile et immigration", un texte qui fait des vagues jusque dans les rangs de la majorité. 

Depuis Rome, Emmanuel Macron, en réponse aux critiques des associations et d'intellectuels, dont il a dénoncé la "confusion", a estimé qu'il fallait "se garder des faux bons sentiments", assurant que "la France n'est pas fermée".

La réunion, prévue à 15H00, avait été annoncée fin décembre, lorsque Edouard Philippe avait repris en main le dossier du recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence. Mais la polémique, devenue plus large, est en train de tourner au bras de fer.

Quelques heures avant la rencontre, plus de vingt associations actives dans l'hébergement et l'aide aux étrangers (dont la Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs, le Secours catholique, Médecins sans frontières, la Fondation Abbé Pierre...) ont saisi le Conseil d'Etat pour obtenir la suspension en urgence de la circulaire du 12 décembre organisant ce recensement.

"Nous avons des arguments très sérieux et des chances réelles d'obtenir la neutralisation du système", a affirmé à l'AFP Me Patrice Spinosi, leur avocat.

Au coeur des critiques: le "véritable tri" selon leur référé auprès du Conseil d'Etat, organisé par la circulaire qui permettrait d'"utiliser" l'hébergement d'urgence pour "faciliter" l'éloignement du territoire. 

Les plaignants dénoncent ainsi l'envoi d'"équipes mobiles" de fonctionnaires dans les centres, mesure "dénuée de base légale", "parfaitement contraire aux droits et libertés", et qui "porte une atteinte grave et immédiate" aux associations et à leur action.

Le démarche en urgence des associations s'accompagne d'une requête au fond - qui ne sera pas tranchée avant plusieurs mois - au nom d'une "atteinte au droit inconditionnel à l'aide d'urgence", a ajouté l'avocat.

Pour les associations, il s'agit certes d'obtenir "la réécriture de la circulaire", mais aussi de "donner un coup de pression" sur l'ensemble de la politique migratoire, a expliqué à l'AFP Florent Gueguen, de la Fédération des acteurs de la solidarité.

- 'Déni d'humanité' -

Le projet de loi, dont les grandes lignes ont été transmises aux associations mercredi, a été conçu pour équilibrer fermeté de la lutte contre l'immigration irrégulière et amélioration de l'accueil des réfugiés.

Mais pour beaucoup d'associations, "il s'agit d'un texte déséquilibré, qui penche dans le sens des mesures coercitives", estime M. Gueguen.

Le gouvernement a laissé entendre que des inflexions étaient possibles sur l'accueil: "je suis preneur", dans le travail avec les parlementaires notamment, de "tout ce qui ira dans le sens d'un renforcement de l'insertion des réfugiés", a affirmé lundi Gérard Collomb à l'AFP.

Car le gouvernement s'emploie depuis la rentrée à un délicat travail d'explication auprès des parlementaires. "L'humanisme et le pragmatisme ne sont pas incompatibles", a assuré jeudi le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, sur franceinfo. 

Sur ce sujet traditionnellement polémique, les critiques se sont poursuivies jeudi à gauche, Benoît Hamon dénonçant sur RTL le discours du gouvernement qui "prétend être humain" et "a la politique la plus dure depuis Nicolas Sarkozy".

Avis contraires à droite: Emmanuel Macron "va afficher de la fermeté et en réalité réaliser très peu d'actes", a affirmé Geoffroy Didier, le secrétaire général délégué de Les Républicains, en déplorant sur franceinfo une "faiblesse manifeste" sur la maîtrise des flux migratoires.

Mais des voix plus inattendues s'élèvent aussi. Les migrants ne sont pas "une vague déferlante", a affirmé Jean-Jacques Eledjam, le président de la Croix-Rouge française, peu familier des prises de positions publiques, dans une tribune à L'Obs.

Et après la conférence des évêques de France appelant à "sanctuariser les lieux d'hébergement, le prix Nobel de littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio a dénoncé "le tri" entre migrants, y voyant "un déni d'humanité insupportable".

 
187 commentaires - Immigration: très remontées, les associations reçues à Matignon
  • Plus grave gerifra, ces associations et personnalités médiatiques non élus et parfois sans mérites sauf être des assistés coûteux de la république font un chantage incroyable pour augmenter nos capacités d'accueil alors que l'on a reçu pas loin de 6 millions de personnes depuis les années 1980 de culture différente et qui ont bien du mal avec la notre quand ils ne veulent pas nous imposer la leur.... ainsi ils affaiblissent, par leur lobbying anglo-saxon, la république et dénaturent pour longtemps notre contrat social. Celui-ci est peut-être déjà définitivement mort.

  • Toutes ces associations sangsues et parasites subventionnées avec nos impôts nous enquiquinent pour rester poli.
    La France n'est pas un pays ni raciste ni fermé. Mais toutes ces bonnes âmes veulent accueillir la terre entière sous de faux prétextes uniquement pour justifier leur existence. Elles devraient être dissoutes car elles n'ont aucune légitimité et bafouent le droit.
    Exclusivement de gauche et surtout d'extrême gauche elle ont l'oreille attentive du pouvoir depuis bien trop longtemps, pouvoir qui cède sur tout en ayant toujours la crainte d'être taxé d'inhumanité, de xénophobie et de racisme. C'est là le fond de commerce de ces associations qui ne représentent qu'elles mêmes parce que soutenues par des acteurs, chanteurs et autres pseudo-philosophes bien pensants qui ne voudraient surtout pas de ces personnes chez elles dans leurs résidences de luxe, mais veulent les imposer aux autres.
    Comme disait le regretté Coluche : Y en a maaaarrre !!!!!!

  • Nous aussi nous sommes trés remontés....mais contre les assoces qui n'ont pas à décider ou influencer à la place du peuple français....

    Un référendum devient nécessaire pour remettre les idées en place , à ceux qui voudraient nous faire croire que les Français sont pro migrants !

    Absolument d'accord...ce ne sont pas aux assoces de décider car c'est de l'avenir de notre pays qu'il s'agit...mais le référendum on va l'attendre longtemps alors que c'est une pratique généralisée en Suisse...il faut dire que nos gouvernements successifs se cachent derrière les assoces pour prendre leurs décisons, comme s'ils respectaient les choix du peuple à travers ces organismes..

    Aider chez ces malheureux , c'est de leur apprendre , déjà , qu'on ne peut procréer que si on a les moyens de nourrir , soigner et éduquer les enfants .
    Mais on peut justement se poser la question la plus réaliste !!!! que ferions nous si nous intervenions pour faire comprendre cela ? Nous deviendrions les vilains colonisateurs exploitants et profiteurs , car pour commencer il faut pouvoir s'assumer , encore une chose qu'il fut apprendre dans des pays .
    Bon, nous sommes bien d'accord qu'il ne faut pas profiter des faiblesses de ces pays , et là je rejoins Fidji , mais éduquer , construire , aider , n'implique en rien le besoin de bénéfices .
    On sait que la Chine a tenté d"impliquer des "travailleurs" , qui n'ont pu s'adapter et à fait venir les siens .
    C'est le monde tout entier qui doit réagir comme il convient afin d'éviter cet apport de personnes qui ne sont pas prêtes à comprendre que nous devons travailler pour survivre

    Une vraie obsession que ces mi grands , d'ailleurs le seul problème des frontis.

    Fidji veut bien adopter un panda mais pas plus... qu'ils agonisent dans leurs pays.

    Un référendum vous dites !!! c'est la France quoi, ce n'est pas la turquie

    Il y a des référendums en Turquie?

  • Puisque ces gens sont soi-disant des humanitaires et bien qu'ils ouvrent la porte de leur domiciles et locaux pour héberger , nourrir, et soigner ces immigrants, au moins ce ne seront plus les contribuables qui mettront la main à la poche, ce qui est fait à la base par le biais des subventions que certaines associations perçoivent, ça aussi c'est à revoir ! ! ! !
    Il y a des SDF et des familles dans le besoin, le premier soucis ce doit être pour eux ! ! ! !

  • Hum !
    J’ignorais qu’il y avait autant d’associations qui se sont désignées en charge du dossier sur l’immigration, en plus des organismes officiels.
    S’il ne faut pas nier qu’il y a du bon travail ou que toutes n’ont pas des arrières pensées négatives et orientées, il n’est pourtant pas assuré que la majorité des intervenants qui critiquent systématiquement l’action des pouvoirs publics devant les médias, soient en mesure de pointer la commune de Grande-Synthe sur une carte.
    A l’heure de la mutualisation des services pour une meilleure efficacité et des économies, ne serait-ce pas le moment d’en faire de même lors du versement annuel des subventions ?
    Et s’il y a des abus d’autorité avec des atteintes graves envers les associations et leurs actions, il convient de les dénoncer à la Justice plutôt que sur un plateau, c’est facile puisque la téléphonie mobile permet de filmer ou d’enregistrer en toute discrétion. Chaque appareil dispose d’une notice, ou à défaut il est aisé de la trouver sur le net.
    Mais ce n’est que mon avis

    Les associations bien pensantes sont une chose... mais j'ai envie de dire à notre Président suivez l'avis des français, ils sont majoritaires !

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]