"Ils étaient là pour en découdre" : violents affrontements entre fêtards et gendarmes lors d'une rave-party à Redon

"Ils étaient là pour en découdre" : violents affrontements entre fêtards et gendarmes lors d'une rave-party à Redon
Redon, le 19 juin 2021.
A lire aussi

publié le samedi 19 juin 2021 à 12h05

Des affrontements ont eu lieu pendant plus de sept heures  dans la nuit de vendredi à samedi 19 juin près de Redon, en Ille-et-Villaine, entre les gendarmes et plusieurs centaines de participants à un Tecknival qui avait été interdit par la préfecture. Un jeune homme a notamment eu la main arrachée.

Redon, en Ille-et-Vilaine, a été le théâtre de violents affrontements entre gendarmes et teufeurs dans la nuit de vendredi à samedi 19 juin.

Entre 1.000 et 1.500 fêtards ont tenté vendredi en fin de journée de s'installer pour une rave party dans le secteur de l'hippodrome, en hommage à Steve Maia Caniço, Nantais décédé lors de la Fête de la musique 2019, ont rapporté plusieurs médias locaux. Les gendarmes sont alors intervenus pour déloger les teufeurs, des "individus violents", selon la préfecture.


"Les forces de l'ordre font face à des individus très violents et essuient des jets de cocktail molotov, boules de pétanque, morceaux de parpaings...", indique en effet le compte Twitter Préfet de Bretagne et Ille-et-Vilaine. Ces affrontements ont fait "plusieurs blessés" dans les deux camps, selon la préfecture. 


"Des heurts d'une extrême violence ont duré une grande partie de la nuit, pendant plus de sept heures", a expliqué samedi matin Emmanuel Berthier, préfet d'Ille-et-Vilaine, précisant qu'un "arrêté d'interdiction" avait été pris après qu'un appel à rassemblement avait été lancé sur les réseaux sociaux. "Cette nuit, la gendarmerie avait clairement l'impression qu'elle avait, face à elle, des gens qui avaient un objectif : en découdre avec la force publique. Je demande aux participants de quitter les lieux", a martelé le préfet.



Cinq gendarmes blessés, un fêtard a eu une main arrachée


D'après le bilan provisoire communiqué samedi matin par le préfet, on compte cinq blessés parmi les 400 gendarmes mobilisés, dont deux qui ont été conduits à l'hôpital de Redon. Deux blessés sont également à déplorer côté participants. Un jeune homme de 22 ans a notamment eu une main arrachée, a indiqué le préfet, sans donner plus de détails "sur les circonstances dramatiques de cet accident". Une enquête doit être conduite pour "faire la lumière" sur les causes de cet accident, a-t-il assuré. 



"Les gendarmes mobiles ont fait usage de grenades et de tirs de LBD", a expliqué à LCI Clément Lanot, journaliste indépendant présent sur place. 

"Ce matin, le calme est revenu", a déclaré Emmanuel Berthier tout en demandant "de façon très claire aux participants de quitter les lieux", qui étaient encore plusieurs centaines à être rassemblés.

"Ils n'étaient pas là pour faire la fête, ils étaient là pour en découdre", a par la suite fustigé Pascal Duchêne, le maire de Redon, selon qui un millier de fêtards étaient toujours sur place dans la matinée. "Je suis à Redon depuis une trentaine d'années et je n'ai jamais connu un tel événement", a-t-il assuré. 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.