Île-de-France : pollution aux particules fines, polémique autour de la circulation différenciée à Paris

Île-de-France : pollution aux particules fines, polémique autour de la circulation différenciée à Paris
Des véhicules sur l'autoroute A1, le 27 juillet 2018

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 22 février 2019 à 09h35

En Île-de-France et dans plusieurs départements normands, un pic de pollution aux particules fines entraîne des restrictions de circulation sur les autoroutes et les voies rapides.

Plusieurs départements de la Normandie et de l'Île-de-France font l'objet d'un épisode de pollution atmosphérique, vendredi 22 février. Les capteurs de surveillance de qualité de l'air ont détecté, depuis mercredi, un dépassement du seuil d'information-recommandation de pollution aux particules fines PM10 fixé à 50 µg/m³.

Des mesures de restriction de circulation ont été prises.

En Île-de-France, la préfecture de Police de Paris a annoncé un abaissement de 20 km/h des limitations de vitesse en vigueur sur les autoroutes et les voies rapides, sans toutefois descendre en-dessous de 70 km/h. Ainsi, les portions autoroutières habituellement à 130 km/h sont limitées à 110 km/h. Ces mesures réglementaires sont également appliquées dans l'Eure, le Calvados et la Seine-Maritime.


La mairie de Paris déplore l'absence de circulation différenciée

Aucune mesure de circulation différenciée n'a toutefois été prise à Paris, malgré une demande d'Anne Hidalgo qui souhaitait une restriction "sans attendre" concernant les véhicules les plus polluants tels que ceux qui sont sous le régime des vignettes Crit'air 4 et 5 (diesels immatriculés avant 2006 et 2001). "La santé publique des citoyens n'est manifestement pas une priorité pour l'État", a déploré Christophe Najdovski, maire adjoint de Pairs en charge des transports.

Les Parisiens sont néanmoins incités à utiliser les transports en commun. En ce sens, le stationnement résidentiel est gratuit pour les habitants.

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