Île-de-France : du foin déversé devant quatre permanences de députés, dont Cédric Villani

Île-de-France : du foin déversé devant quatre permanences de députés, dont Cédric Villani
Le député La République en marche (LREM) de l'Essonne Cédric Villani le 9 avril 2018 à Matignon.

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 24 janvier 2019 à 16h44

Les permanences de quatre élus La République en Marche (LREM) et MoDem ont été dégradées durant la nuit de mercredi à jeudi, en région parisienne. Dans les trois villes, du foin ou du fumier a été déversé aux abords et le mot "trahison" placardé sur la devanture. L'action a été revendiquée par la Fédération départementale des agriculteurs, selon "Le Parisien".

Bruno Millienne, Amélie de Montchalin, Marie Lebec et Cédric Villani ont eu une mauvaise surprise en arrivant devant leurs permanences parlementaires, ce jeudi 24 janvier. Les trois députés ont découvert leurs locaux vandalisés, avec à chaque fois le même mode opératoire : du foin épandu devant les accès et des affiches placardées sur les vitres, accusant les députés de "trahison".

"Merci à l'agriculteur responsable de ce chef d'œuvre pour ce cadeau matinal", a écrit le député MoDem des Yvelines Bruno Millienne sur Twitter. "J'étais justement à court de fumier", a-t-il poursuivi, indiquant qu'il allait porter plainte pour dégradation. Des affiches "Millienne trahison" ont également été collées sur la devanture de sa permanence, située à Saint-Germain-en-Laye.

Dans l'Essonne, le local de la députée LREM Amélie de Montchalin, a été ciblé à Massy, ainsi que celui de son collègue Cédric Villani, à Orsay, selon Le Parisien. À Croissy-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, c'est la permanence de Marie Lebec, qui fait également partie des rangs de La République en marche, qui a été visée. L'élue prévoit de porter plainte. Sur leurs comptes Twitter, certains élus ont posté des photos des dégradations

Contactée par Le Parisien, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de l'Île-de-France a déclaré être à l'origine de cette action. " Nous avons ciblé quatre députés qui ont pris part au vote sur la hausse des taxes contre la pollution diffuse, un amendement voté dans la nuit du 18 au 19 décembre", a déclaré un porte-parole du syndicat.

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