Île-de-France : 30% de voyageurs en moins dans les transports publics

Île-de-France : 30% de voyageurs en moins dans les transports publics
Une rame du RER à quai, gare du Nord, en mai 2020

, publié le mercredi 07 octobre 2020 à 13h55

La présidente de la région Valérie Pécresse ne compte pas sur une plus grande baisse de la fréquentation pour fluidifier le trafic en cette période de crise sanitaire. L'extension de la ligne 14 du métro parisien, elle, est attendue avec impatience.

30% de voyageurs en moins.

Telle est la tendance qui se normalise petit à petit dans les transports d'Île-de-France, alors que Paris et sa petite couronne sont passés en alerte écarlate face à la résurgence de l'épidémie de Covid-19. La fréquentation des transports en commun en Ile-de-France devrait ainsi se stabiliser à son niveau actuel d'environ 70% de la moyenne, a ainsi estimé mercredi 7 octobre la présidente d'Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse.


"On anticipe une stabilisation avec le passage en écarlate", a-t-elle indiqué à des journalistes. "Les gens qui aujourd'hui télétravaillent ou aujourd'hui n'ont pas repris les transports en commun ne vont pas les reprendre." Valérie Pécresse n'anticipe pas pour autant "à ce stade" une baisse de la fréquentation.

"Le fait que le port du masque soit bien respecté, le fait que les rames sont vraiment désinfectées... (...) Pour l'instant, la confiance reste. On va tout faire pour que ça continue", a-t-elle assuré. "On attend la ligne 14, en décembre, avec beaucoup d'impatience. Ca va tout changer!", a relevé l'élue (Libres!), qui s'exprimait en marge de la mise en service de rames rénovées sur la ligne B du RER. Le prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare (Paris) à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) en décembre doit en effet soulager la ligne 13, qui est "le vrai sujet sur le réseau", selon elle. "La 14, c'est 25% de gens en moins sur la 13", a-t-elle noté.

Le problème des "phénomènes de foule"

ValériePécresse a également "(appelé) les entreprises franciliennes à reprendre le télétravail et à lisser les heures de pointe", afin d'éviter que des rames soient surchargées sur certaines lignes. "Le vrai souci, c'est quand il y a un incident (...). Et là, on peut avoir vraiment un phénomène de foule", mais le niveau de 70% de fréquentation actuel "laisse encore de la distanciation sociale sur la plupart des lignes", a-t-elle noté.


La RATP a annoncé mardi la création d'une "task force" (brigade d'intervention) de 150 personnes qui devront intervenir rapidement pour canaliser les voyageurs en cas d'incident.

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