Il y a un an, François Hollande renonçait à la présidentielle

Il y a un an, François Hollande renonçait à la présidentielle

Le 1er décembre 2016, lors d'une allocution télévisée, François Hollande renonçait à se représenter à la présidentielle.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 30 novembre 2017 à 18h15

Le 1er décembre 2016, à 20h00, à la surprise générale, le chef de l'État annonçait qu'il ne se lançait pas dans une nouvelle campagne. Un an après, il reste très actif dans les coulisses de la scène politique.

"J'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle". Il y a un an, le 1er décembre 2016 à 20h00, François Hollande surprenait jusqu'à ses proches en renonçant à se représenter. Seuls trois conseillers était dans la confidence, révèle BFMTV. Même ses secrétaires le trouvaient "en forme" et pensaient qu'il allait déclarer sa candidature, se souvient Vincent Peltesse, conseiller politique. Elles s'effondreront en larmes à l'annonce de sa décision. 

Dans l'après-midi, il convie sa conseillère en sport Nathalie Iannetta pour une balade dans les jardins de l'Élysée. "Le président me dit : 'On va aller faire une promenade avec Philae'", sa chienne, raconte l'ancienne journaliste à BFMTV. "On va se promener dans le parc, et à ce moment-là j'ai compris que c'était presque une promenade d'adieux". Puis François Hollande passe l'après-midi à écrire le texte de sa déclaration du soir. 

Le chef de l'État a-t-il regretté son choix ? "Il ne l'a jamais exprimé directement, répond son ancien conseiller en communication Gaspard Gantzer sur Europe 1. J'ai senti de la frustration plus exactement, de ne pas avoir fait de campagne électorale, car François Hollande comme tous les hommes politiques sont passionnés par la joute électorale".

"C'est un ancien président qui veut être au service des autres"

Un an après ce renoncement, François Hollande entend maintenir le lien avec les Français. Il affiche l'ambition de continuer à "être utile" à son pays et à sa famille politique. "C'est un ancien président qui veut être au service des autres", résume son entourage. Ce vendredi, il doit participer à une conférence à Sciences-Po Bordeaux pour parler de géopolitique. 

Devenu en septembre président de "La France s'engage", une fondation dont il avait initié le projet pendant son quinquennat, l'ex-président de la République a multiplié depuis trois mois les déplacements en banlieue et en province liés à cette activité : Rouen, Marseille, Poitiers, Sarcelles... Le 15 décembre, il présidera à la "Station F" à Paris (le campus de startups de Xavier Niel) la cérémonie récompensant les lauréats 2017 de "La France s'engage", en présence de la journaliste Claire Chazal et du champion paralympique Michaël Jeremiasz.

Actif sur le plan diplomatique

L'ex-président est aussi très présent sur le terrain diplomatique. Après le Portugal et la Corée du Sud, il se rendra aux Émirats arabes unis les 11 et 12 décembre, puis en Afrique début 2018, et en Chine.

Il a récemment reçu le Premier ministre grec Alexis Tsipras dans ses vastes bureaux du 242, rue de Rivoli à Paris. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en marge d'une visite à Bruxelles, ou encore le président de l'Union africaine (UA) Alpha Condé. Pas de "diplomatie parallèle", mais "si un message est transmis, François Hollande le fait passer", glisse son entourage. L'ancien chef de l'État avait ainsi confirmé fin août avoir fait "passer des messages aux autorités turques" pour la libération du journaliste Loup Bureau.

Au-dessus de la mêlée 

Désormais plus libre de son agenda, François Hollande prend aussi le temps de rencontrer des économistes, des historiens, des philosophes ou encore des écrivains. Amateur de théâtre, il s'affiche désormais avec sa compagne, l'actrice Julie Gayet - on les a vus tout sourire en Une de Paris Match fin octobre. 

L'ex-président, âgé de 63 ans, travaille aussi à l'écriture d'un livre, qui devrait paraître au printemps, sur "les leçons du pouvoir", et sur "l'avenir de la sociale-démocratie" en Europe et en France. François Hollande serait-il hyperactif ? "Si l'idée, c'est qu'il fait de la politique politicienne en cherchant dans les coulisses à tirer les ficelles ou à répondre aux attaques d'Emmanuel Macron, ça n'est pas son sujet", écarte l'ancien ministre Michel Sapin. Selon lui, l'ancien président ne se préoccuperait pas de choisir le prochain patron du PS. Michel Sapin assure que François Hollande va se consacrer davantage à l'international, ce qui "lui permet de se placer au-dessus des débats franco-français". 

"Hollande n'est pas candidat mais il fait tout pour que si ça se présente, il le soit"

Si certains au PS prêtent à François Hollande d'avoir promu la candidature de Bernard Cazeneuve (pour mieux le piéger), ou de soutenir celle de Stéphane Le Foll, sa préoccupation première serait surtout que le courant majoritaire du PS s'accorde sur le fond, alors que la division guette. "Pour François Hollande, les noms importent peu, ce qui compte c'est la ligne politique. Il faut une ligne nette, et un dispositif où on se retrouve tous", affirme l'ancien député Eduardo Rihan-Cypel. 

Quant à son propre avenir, "François Hollande n'a pas écarté la possibilité de jouer un rôle", rappelle un ténor du PS. "François Hollande n'est pas candidat mais il fait tout pour que si ça se présente, il le soit". 

Lauréat mardi soir du Grand prix 2017 de l'humour politique, François Hollande, venu chercher lui-même son titre, n'a pas manqué de plaisanter sur son éventuel retour. "J'ai bien compris que c'était l'ensemble de mon oeuvre qui était salué, je parle de ce domaine-là. Mais je vais vous faire ici une révélation : mon oeuvre n'est pas achevée, du moins sur ce plan-là !".

 
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