Il est encore "très tôt" pour parler d'assouplir le confinement, selon Gabriel Attal

Il est encore "très tôt" pour parler d'assouplir le confinement, selon Gabriel Attal
Gabriel Attal à Paris, le 10 novembre 2020.

, publié le mardi 10 novembre 2020 à 13h34

Jean Castex s'exprimera jeudi et pourrait annoncer une durcissement des mesures sanitaires en place.

S'il reconnaît que des premiers signaux indiquent une légère amélioration de la situation épidémique, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a estimé mardi 10 novembre qu'il est encore "très tôt pour proposer un assouplissement des règles" du confinement.

"De premiers signaux indiquent, peut-être, le début d'effets liés aux mesures prises", mais "il faut rester très prudent et regarder dans les prochains jours la situation", a-t-il ajouté lors du compte-rendu du conseil des ministres, alors que les appels à rouvrir les petits commerces se sont multipliés et que le Premier ministre Jean Castex tiendra jeudi un point hebdomadaire sur la crise sanitaire.


Gabriel Attal a évoqué "trois scénarios possibles sur ce jeudi" : "Soit un maintien des règles telles que nous les connaissons aujourd'hui, soit un éventuel durcissement des règles sur certains points si cela s'avérait nécessaire, soit un éventuel assouplissement des règles sur certains points si cela s'avérait possible". "Mais il faut être clair et transparent : aujourd'hui il semble très tôt pour proposer un assouplissement des règles qui ont été fixées", a-t-il estimé, pointant le fait que "l'épidémie continue de gagner du terrain", avec un taux de reproduction du virus "toujours au-dessus de 1" et "une situation "extrêmement difficile" dans les hôpitaux.

À destination des commerçants et des entreprises du secteur de l'hôtellerie-restauration, il a assuré que "plus que jamais le gouvernement est à leurs côtés et déterminé à les aider à traverser ce confinement", avec des "aides massives".

Par ailleurs, il a estimé que la perspective d'un vaccin efficace contre le Covid-19 est "encourageante" mais il est "très tôt" pour décider des conditions de son déploiement en France. "Le vaccin ne pourra pas être une solution à la 2e vague que nous vivons", a-t-il souligné.

"Chaque fois que la recherche progresse, c'est toujours encourageant mais il faut être d'une très grande prudence dès lors que les données scientifiques ne sont pas connues, dès lors que l'ensemble des essais et des tests n'ont pas été réalisés", a tempéré le porte-parole du gouvernement.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.