"Il a vu une femme matraquée au sol" : la femme de l'ex-boxeur Christophe Dettinger témoigne

"Il a vu une femme matraquée au sol" : la femme de l'ex-boxeur Christophe Dettinger témoigne
L'ex-boxeur Christophe Dettinger, samedi 5 janvier sur sur la passerelle Sédar-Senghor à Paris.

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 05 février 2019 à 09h02

VIDÉO. La femme de l'ex-boxeur Christophe Dettinger s'est exprimée devant les caméras de France 3.

"Il a vu une femme matraquée au sol", a-t-elle affirmé. 

Le 5 janvier, son mari était filmé à Paris frappant deux gendarmes sur un pont à Paris, lors de l'acte VIII de la mobilisation des "gilets jaunes". Karine Dettinger a expliqué à France 3 pourquoi son époux avait frappé ces deux militaires. "Si mon mari a réagi comme ça, c'est qu'il a vu une injustice devant lui. Il a vu une femme matraquée au sol", affirme la femme de l'ancien boxeur professionnel. "Il n'a rien contre la police", assure-t-elle, affirmant posséder un document montrant que son mari a voulu être gendarme réserviste. 

Karine Dettinger, qui affirme avoir été présente, indique qu'elle n'a pas assisté à la la scène car elle était aveuglée par les gaz lacrymogènes. "Il fallait que je sorte de ce pont pour pouvoir respirer. Je perds mon mari de vue, je ne sais pas ce qui se passe", a-t-elle expliqué. Quand elle le retrouve, il lui explique : "je viens de faire une bêtise. Je viens de taper deux flics". 



"Un mépris de classe" 

Si Karine Dettinger a tenu à témoigner, c'est aussi pour répondre aux propos d'Emmanuel Macron la semaine dernière devant des journalistes. "Le boxeur, la vidéo qu'il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d'extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n'a pas les mots d'un Gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan", avait estimé le chef de l'État. "C'est humiliant. Mon mari a fait des études, il est responsable, il travaille, on paie nos impôts, on est français, on est des citoyens honnêtes, et on nous rabaisse". 

L'avocate de l'ex-boxeur, Laurence Léger, dénonce de son côté "un mépris de classe". "On l'attaque en tant qu'homme du peuple qui serait incapable de dire un mot par lui-même. Qu'il serait incapable de structurer sa pensée". Christophe Dettinger, âgé de 37 ans, sera jugé le 13 février pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Il est maintenu en détention jusqu'à son audience. 

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