Humiliation, harcèlement, insulte : une base militaire près de Nancy fait scandale

Humiliation, harcèlement, insulte : une base militaire près de Nancy fait scandale©Panoramic

, publié le lundi 28 décembre 2020 à 20h30

Cinq plaintes pour harcèlement moral ont été déposées au parquet de Metz. Cela vise des membres de la base militaire aérienne d'Ochey, aux alentours de Nancy, en Lorraine.

RMC a recueilli les témoignages de deux anciens militaires.

L'armée française frappée par un scandale. RMC se fait l'écho des dérives qui auraient lieu dans la base militaire aérienne d'Ochey. Située près de Nancy en Lorraine, elle est dans l'œil de la justice. Cinq plaintes pour harcèlement moral ont été déposées contre des personnes y travaillant. Les bizutages en tout genre seraient devenus monnaie courante dans l'établissement militaire.


À leur arrivée à la base, certaines recrues se retrouveraient alors martyrisées par le reste des soldats. Elles sont parfois forcées de se rouler dans des excréments. D'autres expliquent avoir elles été crucifiées avant d'être recouvertes d'huile de moteur.

Le premier jour ressemblerait à une journée en enfer pour les nouveaux venus. « On a arraché mon uniforme sur le stade et on a essayé d'arracher mon caleçon devant à peu près une centaine de personnes », confie l'un d'entre eux à RMC. Contacté par la radio, le ministère des Armées n'a pas souhaité réagir.

Les supérieurs ferment les yeux sur le harcèlement

Les jeunes femmes qui intègrent la base militaire aérienne d'Ochey ne seraient pas non plus épargnées. Un témoignage affirme qu'elles subissent un autre type de harcèlement. « Le premier jour, un navigateur m'a interpellée pour me demander si c'était moi la nouvelle pute. Je n'étais plus qu'une paire de seins », raconte une ancienne soldat.

Elle estime que la rébellion devenait presque impossible pour les victimes. Lorsqu'elles venaient se plaindre de cela auprès de leurs supérieurs, rien ne changeait. « Ils ont essayé d'enterrer les histoires. » Par conséquent, ceux qui refusaient de persécuter les soldats auraient été désignés pour faire les pires tâches afin de les rabaisser. « Mon travail principal était de gérer des futs de bières, l'approvisionnement des chips et ça passait même sur la priorité du vol », témoigne un pilote.

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