Hôpitaux : les urgences de Laval fermées faute de personnel

Hôpitaux : les urgences de Laval fermées faute de personnel
Les urgences de Laval resteront fermées plusieurs nuits en ce début novembre (illustration)

publié le mardi 02 novembre 2021 à 10h32

Les services hospitaliers de Mayenne sont notamment en pénurie de médecins urgentistes, qui les contraint à suspendre leur activité plusieurs nuits.

Les urgences du centre hospitalier de Laval vont fermer plusieurs nuits en cette semaine de début novembre, faute de personnel. Les portes du service sont déjà restées closes le soir de lundi 1er novembre, de 18h30 à 8h30, et de nouvelles fermetures sont prévues pour jeudi 4, samedi 7 et dimanche 8 novembre.

En cause : le manque de médecins urgentistes pour épauler les deux médecins du SMUR et du SAMU, qui ne pourront prendre en charge que les urgences vitales, selon France Bleu Laval, qui rapporte l'information.

Face à cette pénurie, le centre hospitalier de Laval répète qu'il est nécessaire de composer le 15 au préalable, avant une éventuelle admission aux urgences.

"À partir du 1er novembre, il faut appeler le 15 ou le 116 117 avant de se présenter à l'hôpital", explique ainsi Caroline Brémaud, cheffe du service des urgences, dans les colonnes de Ouest-France. "On n'est pas assez nombreux". "Le centre hospitalier a réussi à s'arranger la première semaine des vacances scolaires pour tenir, mais là, on ne tient plus, et ce sera pareil à la rentrée", s'alarme t-elle.
 
Fin septembre, une étude de la Drees a indiqué que fin décembre 2020 les hôpitaux enregistraient 5.700 lits d'hospitalisation complète fermés de plus qu'à fin décembre 2019.

"La situation est compliquée", a reconnu mercredi 27 octobre le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans un entretien à Libération. "Nous venons de donner un coup de sonde dans 16 CHU et effectivement, si on extrapole les données, on constate une hausse de près d'un tiers des postes vacants chez les paramédicaux par rapport à l'automne 2019", a-t-il détaillé.

Du "tri" des patients à l'hôpital?

Interpellée au Sénat, la ministre déléguée à l'Autonomie a soutenu qu'il n'y avait "pas de tri" dans les services d'urgence pédiatriques, après l'intervention d'une sénatrice relayant une alerte du Collectif Inter-Hôpitaux. "Sur la pédiatrie, c'est sûr, il y a des tensions, nous n'en disconvenons pas", a reconnu la ministre, au banc du gouvernement pour l'examen du projet de loi portant "diverses dispositions de vigilance sanitaire". 

"Mais il n'y a pas de tri, notamment dans les urgences", a-t-elle affirmé, ajoutant qu'"il est hors de question de ne pas prendre un enfant en urgence vitale". Dans une intervention, la sénatrice LR Sylviane Noël a rapporté avoir été alertée par un représentant du collectif "sur la situation catastrophique des services de pédiatrie dans notre pays où les enfants en urgence vitale ne peuvent plus être soignés en raison du manque d'effectifs".
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.