Hôpitaux de Paris : des équipes de nettoyage en grève

Hôpitaux de Paris : des équipes de nettoyage en grève
(illustration)

, publié le mardi 02 mars 2021 à 21h35

Le mouvement de mobilisation concerne les personnels des hôpitaux Necker et Cochin.

Le nettoyage de plusieurs établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) est perturbé depuis lundi 1er mars par une grève liée à un changement de prestataire. Les salariés concernés ont dans leur viseur l'entreprise Challancin, qui refuse de maintenir leurs conditions de travail antérieures.

Intrusions et "dégradations" d'un côté, policiers et "briseurs de grève" de l'autre: la tension est manifeste dans plusieurs hôpitaux du centre et de l'ouest de la capitale, où le groupe Challancin a repris le marché de bio-nettoyage au 1er mars. Un nouveau sous-traitant qui "ne s'engage pas à reprendre le personnel tel que les textes le prévoient" et "refuse de respecter les accords de site négociés", selon FO-Propreté, tandis que la CGT dénonce un employeur qui "tire vers le bas l'organisation et les conditions de travail".

Des "casseurs de grève" mobilisés

Après de premiers rassemblements lundi, les grévistes étaient encore nombreux mardi. L'AP-HP en a ainsi dénombré "environ 70" à l'hôpital Cochin, où des "dégradations" ont été constatées, avec des "déversements de poubelles dans l'entrée, les couloirs, les halls et sur la voie publique", mais aussi un "empêchement de réaliser un service minimum".

A l'hôpital européen Georges-Pompidou, après "quelques heurts avec les non-grévistes" en début de journée, "la prestation a pu être assurée en fin de matinée".

A l'hôpital Necker, où les grévistes ont un temps "bloqué l'accès au matériel d'entretien", le nettoyage a pu être "assuré sur une partie du site". Mais l'établissement pédiatrique a dû pour cela faire appel à la police, présente mardi matin pour maintenir les manifestants à l'extérieur et "laisser entrer des casseurs de grève dépêchés par Challancin", selon FO.

Dans plusieurs hôpitaux dont Saint-Antoine, "le travail est fait la nuit par d'autres salariés du groupe, qui travaillent dans le métro ou comme agents de sécurité", affirme François Ngiangika secrétaire général de la CGT-Propreté Ile-de-France. Contacté, le groupe basé à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) n'avait pas donné suite aux sollicitations de l'AFP en fin de journée.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.