Hôpital: Martinez (CGT) espère que les citoyens seront nombreux dans la rue le 16 juin

Hôpital: Martinez (CGT) espère que les citoyens seront nombreux dans la rue le 16 juin
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 6 février 2020 à Paris

, publié le dimanche 07 juin 2020 à 21h50

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé dimanche soir que les citoyens auraient une "occasion" de manifester leur soutien aux personnels soignants mobilisés contre le coronavirus en descendant "dans la rue" le 16 juin. 

Avoir acclamé chaque soir les soignants durant le confinement "c'est très bien", mais cette journée nationale d'action est "l'occasion pour beaucoup de salariés, beaucoup de citoyens de dire, après les avoir applaudis, +on vient les soutenir dans la rue+", a assuré le dirigeant syndical sur BFMTV.

Son organisation est membre d'une coalition de syndicats et collectifs hospitaliers qui appelle à une "journée nationale d'initiatives et de grève" le 16 juin pour obliger l'exécutif à prendre "en compte l'ensemble de leurs revendications".  

Ils réclament notamment une "revalorisation générale des salaires", un "plan de recrutement", un "plan de formation" et "l'arrêt de toutes les fermetures d'établissements, de services et de lits".

Ces sujets ont été abordés jeudi dernier lors de la réception des organisations syndicales et patronales par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, a souligné Philippe Martinez.

"On a été à l'Elysée pour dire au président de la République +tout ce que vous avez dit pendant le confinement (...), qu'est ce qu'on attend pour le faire?+", a indiqué le numéro un de la CGT, évoquant la revalorisation des salaires des soignants mais aussi des "2e ligne, ceux qu'on appelle les +premiers de corvée+".

"C'est bien les beaux discours, les médailles, mais il faut des actes concrets", a-t-il martelé.

La mobilisation du 16 juin aura lieu en plein milieu du "Ségur de la santé", chantier de concertation lancé par l'exécutif le 25 mai et censé aboutir d'ici mi-juillet afin de concrétiser le "plan massif d'investissement et de revalorisation" annoncé fin mars par Emmanuel Macron.

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