Hôpital: les repas et la sortie toujours pas à la hauteur pour les patients

Hôpital: les repas et la sortie toujours pas à la hauteur pour les patients

La qualité de la prise en charge dans les hôpitaux est saluée par les Français, avec des scores de 80 sur 100 pour les médecins et chirurgiens, et de 81 sur 100 pour les infirmiers et aides-soignants, selon l'étude annuelle ...

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AFP, publié le mardi 19 décembre 2017 à 13h32

Hôpitaux et cliniques doivent faire des progrès dans l'organisation de la sortie des patients, mais aussi sur la qualité des repas servis, qui restent les principaux sujets de mécontentement, selon l'étude annuelle de la Haute autorité de santé (HAS).

Malgré un accueil et une prise en charge globalement appréciés, les Français restent sur leur faim à l'hôpital. Et pour cause: "moins d'un patient sur deux (48%) a jugé la qualité des repas qui lui ont été servis bonne ou excellente", tandis que près d'un sur quatre (23%) l'a estimée "faible ou mauvaise".

L'alimentation est l'aspect le plus mal noté après une hospitalisation de courte durée, avec un score de satisfaction de 58 sur 100.

Ces résultats confirment les lacunes identifiées fin 2016 par la première étude de la HAS. Cette seconde édition s'appuie sur deux fois plus de réponses de patients, soit 122.000 questionnaires évaluant autant de séjours en médecine, chirurgie ou obstétrique dans 1.100 hôpitaux et cliniques.

Autre source de doléances, l'organisation de la sortie obtient la note médiocre de 63 sur 100, près d'un patient sur quatre s'en déclarant insatisfait et plus d'un sur trois (35%) affirmant n'avoir reçu aucune information "sur les signes ou complications devant l'amener à recontacter" l'établissement ou son médecin traitant.

En matière d'accompagnement et de suivi médical, "il y a des progrès à faire", a reconnu la présidente la HAS, Dominique Le Guludec, mardi lors d'une conférence de presse.

Des améliorations sont aussi attendues en termes d'accessibilité (transports, parking, signalétique), dont "plus d'un tiers des patients (37%) n'est pas satisfait ou moyennement".

Par ailleurs, un patient sur quatre (24%) s'est plaint de la température de sa chambre et, parmi les personnes hébergées en chambre double, quatre sur dix ont déploré un manque de calme et de confort.

- Des points positifs -

Tout n'est cependant pas aussi imparfait. En premier lieu, l'hôpital soigne son accueil, que près de neuf patients sur dix (89%) qualifient de "bon ou excellent", de même que la propreté des chambres (86%).

Surtout, la qualité de la prise en charge est saluée, avec des scores de 80 sur 100 pour les médecins et chirurgiens, et de 81 sur 100 pour les infirmiers et aides-soignants. Ecoute, gestion de la douleur, respect de l'intimité font partie des points forts les plus souvent cités.

En revanche, un patient sur quatre a regretté un trop long "délai d'attente pour obtenir de l'aide de façon urgente" de la part des soignants. Ils sont à peu près autant (27%) à pointer l'absence "d'explications spontanées"  des médecins sur leur état de santé et leurs traitements.

Tous critères confondus, "les patients ont donné la note de satisfaction globale de 73,2 sur 100 pour leur hospitalisation", ajoute la HAS, une note proche de celle attribuée en 2016 (72,7).

La HAS a classé séparément 623 établissements pour lesquels au moins 30 questionnaires ont été reçus. Leurs fiches individuelles sont consultables sur le site www.scopesante.fr.

Mme Le Guludec souhaite à l'avenir accroître la participation des patients dans l'enquête et se fixe pour objectif de recueillir les adresses email de 25% des personnes hospitalisées (contre 15% cette année), et un taux de réponse au questionnaire de 25% (contre 17,6% cette année). "On est en bonne voie", a-t-elle affirmé.

"L'engagement des patients dans le soin doit être développé", a ajouté Christian Saout, membre du collège de la HAS et ancien président du Ciss, collectif d'associations de patients. "Ca ne va pas faire exploser le budget des hôpitaux et c'est comme ça qu'on va moderniser l'offre de soins".

 
11 commentaires - Hôpital: les repas et la sortie toujours pas à la hauteur pour les patients
  • Il est vrai, paraît il qu'en prison ils mangent mieux et c'est gratuit.

  • par suite d'hypoglycémie et évanouissement à un mois d'intervalle je me suis retrouvé conduit aux urgences par les pompiers 2 fois
    dans un hopital de la région d'Arcachon
    la 2eme fois 23heures sur un brancard aux urgences complètement saturées ,pas de chambre disponible
    j'ai pu voir les conditions de dévouement du personnel de ce service au milieu du bruit ,des ambulances qui se succédaient (accidents de la route ,alcooliques sur la voie publique ,accidents domestiques etc )je n'ai pas eu à me plaindre de la qualité des repas n'ayant meme pas eu un verre d'eau

  • Lla sortie des urgences est extra ordinaire

    Il y a 3 jours, nous avons étés avertis que notre mère de 95 ans, en ehpad, avait été emmenée aux urgences par les pompiers, parce qu'en détresse respiratoire.
    Elle y est arrivée à 13heures 30 en même temps que nous
    .
    à son arrivée nous avons pu l’apercevoir quelques secondes dans la voiture des pompiers.

    Dès qu'elle a été admise, nous avons du attendre en salle d'attente, 1 heure, puis 2 puis 3,
    sans nouvelles
    Nous avons demandé des nouvelles mais on nous a dit d'attendre
    Au bout de plusieurs heures, on nous a averti, vous pouvez la voir.
    Elle était perfusée, un électrocardiogramme et sous oxygène
    Nous avons demandé, comment va-t-elle ?
    Pour ça il faut attendre le médecin, on vous préviendra.
    Nous allons l'attendre dans le couloir, (car pas question qu'il y ai 3 personnes dans le box)

    1 seul reste dans le box ou retournez en salle d'attente
    (nous étions 3, pas question de rester dans la chambre) vous devez attendre les conclusions du docteur

    Nous retournons en salle d'attente
    à 19 heures passées, l'un de nous va dans le box voir comment elle va.
    C'était un monsieur qui était à sa place
    Inquiets, nous avons demandé ce qu'il se passait aux infirmiers et infirmières présents et qui discutaient entre eux,
    "mais elle est repartie en maison de retraite"
    Personne ne nous avait averti alors qu'ils savaient que nous étions 3 en salle d'attente
    Lla personne de l’accueil a commenté "ils vous ont squaté"
    ce qui veut dire ?

    Non monsieur, nous n'avons pas harcelé le corps médical, et nous avons attendu très patiemment que quelqu'un viennent nous donner des nouvelles.
    Par contre la tribu de gitanes (8 personnes) a été mise au courant plus rapidement que nous et la personne est sortie toute guillerette
    Il faut dire que eux, ils semblaient être bien connus aux urgences
    Quant au placement en Ehpad pour une personne très diminuée de 95 ans, il arrive qu'elle ait des enfants qui ne sont pas de première jeunesse (75 ans)
    Aussi je vous souhaite de ne pas vous trouver personnellement devant cette situation. mais, vu que vous semblez avoir du recul (pour les autres) vous saurez et aurez les moyens de trouver une meilleure solution

  • Elle a bien de la "chance" cette majorité...
    Une dizaine de séjours d'une semaine en moyenne ne m'ont pas rendu si optimiste, concernant les soins et l'écoute.
    Quant aux repas... on peut se dispenser d'ouvrir les barquettes, comme c'est immangeable, çà évite les odeurs dans la chambre !

  • L'Hôpital n'est pas un restaurant ! Il faut connaître toutes les énormes contraintes qui pèsent sur la "fabrication" et la distribution des repas dans les établissements de santé.

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