Hommages à Julie Douib : "il faut que le cauchemar s'arrête", dénonce Muriel Robin

Hommages à Julie Douib : "il faut que le cauchemar s'arrête", dénonce Muriel Robin
L'actrice Muriel Robin aux côtés de la cousine de Julie Douib, à Vaires-sur-Marne, le 9 mars 2019.

, publié le samedi 09 mars 2019 à 20h15

Près de 4.000 personnes ont défilé samedi en souvenir de cette jeune femme, la 30e victime de féminicide en 2019 en France. L'actrice a pris la tête du cortège organisé en Seine-et-Marne.

Deux marches blanches étaient organisées samedi 9 mars, en hommage à Julie Douib, tuée par son ex-conjoint le 3 mars.

La première était organisée à L'Ile-Rousse, en Haute-Corse, là où la mère de deux enfants a été tuée par balles dimanche par son ex-compagnon.

Elle s'est achevée une heure plus tard face à la Méditerranée par un lancer de roses blanches dans la mer, en présence de 3.000 personnes, dont l'aîné de ses enfants.



Une autre marche blanche, réunissant près de 900 personnes, a eu lieu à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne), d'où était originaire la jeune femme de 34 ans. Parmi la foule, l'humoriste et actrice Muriel Robin, qui avait incarnée à l'écran Jacqueline Sauvage, cette femme condamnée pour le meurtre en 2012 de son mari violent après 47 ans d'enfer conjugal, avant d'être graciée en 2016 par François Hollande.


"Ce qui est arrivé à Julie n'aurait jamais dû arriver. Son dépôt de plainte aurait dû être considéré", a-t-elle insisté, ajoutant : "Il faut que le cauchemar de ces femmes s'arrête. L'État doit mettre de l'argent sur la table, 1 milliard, créer des centres d'hébergement".

130 femmes tuées en 2017

Julie a été tuée "dans une situation de séparation très conflictuelle", avait précisé la procureur de la République de Bastia, Caroline Tharot. Plusieurs plaintes avaient ainsi été déposées, par la victime, mais aussi l'auteur des tirs ou le père de la victime, pour violences, vol, dégradation ou injures non publiques.

Toutes ces plaintes avaient été "traitées" et avaient donné lieu à une médiation pénale, infructueuse, avait précisé Mme Tharot : "On n'est pas dans la situation d'une personne qui aurait été régulièrement battue par son compagnon en tout cas, si tel était le cas, ça ne ressort pas des plaintes ou des mains courantes".

Le tireur, un homme de 42 ans détenteur d'une licence de tir sportif, s'était constitué prisonnier à la gendarmerie. Il a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire.

En 2017, 130 femmes étaient mortes en France sous les coups de leur compagnon, ex-conjoint ou concubin, selon le ministère de l'Intérieur, soit une tous les trois jours. 

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