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"Hold-Up" : l'un des participants interné en psychiatrie

"Hold-Up" : l'un des participants interné en psychiatrie
Un témoin du documentaire "Hold-Up" a été admis en hôpital psychiatrique jeudi 10 décembre.

, publié le lundi 14 décembre 2020 à 12h54

Jean-Bernard Fourtillan, qui met en cause l'Institut Pasteur dans le documentaire polémique "Hold-Up", a été interné en hôpital psychiatrique jeudi dernier. Sur les réseaux sociaux, ses soutiens affirment qu'il est retenu contre son gré.

Il est une figure des anti-vaccins sur les réseaux sociaux. Jean-Bernard Fourtillan a été admis à l'hôpital psychiatrique d'Uzès (Gard) jeudi 10 décembre, quelques jours après son interpellation lundi 7 décembre. "Pharmacien de formation et professeur agrégé de chimie thérapeutique, Jean-Bernard Fourtillan est à la retraite depuis 2008. Il n'est plus inscrit à la liste des pharmaciens de l'Ordre des pharmaciens", détaille Conspiracy Watch, site spécialisé en théorie du complot. Le septuagénaire, qui accusait l'Institut Pasteur, dans le documentaire "Hold-Up", d'avoir créé le nouveau coronavirus en 2003,  faisait l'objet d'un mandat d'amener, délivré par un juge d'instruction, détaille France 3 Occitanie. 




Il est impliqué dans l'affaire des essais cliniques de l'Abbaye de Sainte-Croix. "Le 13 novembre 2019, (...) l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a interdit un essai clinique sauvage mené illégalement par le Pr Fourtillan sur au moins 350 malades de Parkinson ou d'Alzheimer qui se déroulait en partie à l'abbaye Sainte-Croix de Saint-Benoît (Vienne)", rappelle Conspiracy Watch. "La structure 'Fonds Josefa', créée par Jean-Bernard Fourtillan avec le professeur Henri Joyeux, aurait recueilli plusieurs millions d'euros pour expérimenter ces nouvelles techniques et notamment des patchs contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson", explique de son côté France 3 Occitanie. Depuis, le professeur Joyeux et Jean Bernard Fourtillan font tous deux l'objet de poursuites de l'Ordre des médecins pour "charlatanisme".

Le standard de l'hôpital saturé, un rassemblement samedi

Après son arrestation, le septuagénaire a été soumis à un examen médical qui a conclu à la nécessité d'une prise en charge psychiatrique. Cette hospitalisation a immédiatement fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Ses partisans estiment que Jean-Bernard Fourtillan a été enfermé en représailles à la suite de ses accusations contre l'Institut Pasteur. Une vidéo, publiée sur la chaîne YouTube "Sur le fil", a notamment été vue près de 260.000 fois. Un homme, se disant en lien avec la famille, y affirme que Jean-Bernard Fourtillan est enfermé contre son gré, diffusant les coordonnées de l'hôpital où il séjourne.

Contacté par France 3 Occitanie, le centre hospitalier assure crouler sous les appels et recevoir régulièrement des insultes. Un homme aurait même menacé de poser une bombe devant l'hôpital. Dans une nouvelle vidéo, publiée le 11 décembre, l'homme demande aux internautes de cesser de contacter l'hôpital. "Cela pourrait être un prétexte utilisé par les gens qui ont initié son internement pour le passer dans des conditions de détention encore plus strictes", déclare-t-il.


Samedi après-midi, ses soutiens se sont retrouvés devant les grilles de l'établissement hospitalier, rapporte Midi Libre. "On fait taire quelqu'un est tout à fait sain d'esprit, mais qui dérange par ses paroles et son travail qui ne reflètent pas la ligne officielle en terme médicaux et de méthodes de lutte contre le Covid-19. Dans une démocratie, c'est intolérable", a déclaré au quotidien local le Dr Jean-Philippe Labrèze, naturopathe.


Dans un communiqué relayé par Franceinfo, la préfecture du Gard précise que l'hospitalisation de Jean-Bernard Fourtillan "relève d'une prescription médicale, qui est donc couverte par les règles habituelles de confidentialité des informations médicales personnelles". Le procureur de la République de Nîmes a quant à lui fait savoir que Jean-Bernard Fourtillan avait été informé de ses droits et "peut exercer un recours contre la décision administrative devant le juge des libertés et de la détention".

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