Hauts-de-Seine : elle facturait de faux-test de dépistage au Covid à domicile

Hauts-de-Seine : elle facturait de faux-test de dépistage au Covid à domicile ©Panoramic

, publié le jeudi 21 janvier 2021 à 10h10

Une femme âgée d'une trentaine d'années sera jugée pour "escroquerie en faisant usage de la fausse qualité de médecin", rapporte France Bleu. Elle risque cinq ans de prison. 

Son stratagème était bien rodé, mais il a pris fin très rapidement.

Les faits remontent au mois de mai dernier, au moment du premier confinement. Une femme âgée d'une trentaine d'années, qui se faisait passer pour un médecin, aurait usé de sa fausse qualité pour escroquer des patients qui souhaitaient savoir s'ils étaient atteints du Covid-19. A l'époque, comme l'évoquent nos confères de France Bleu, il n'y a pas de tests PCR sur le marché, donc difficile pour les victimes de démêler le vrai du faux.

Ainsi, pendant tout le printemps, celle qui n'est pas inscrite à l'Ordre des médecins aurait escroqué de nombreux habitants de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). En faisant des visites à domicile, vêtue de sa blouse blanche, elle aurait facturé ces fameux faux-tests. En utilisant une machine initialement utilisée pour détecter le diabète, elle a annoncé à tous ses clients qu'ils étaient "négatifs". Sans connaître réellement leur état. Prix du test : 70 euros. Dans Le Parisien, une des victimes témoigne de ce stratagème : "Elle nous a raclé le fond de la gorge avec une spatule et a placé le tout dans une machine". 

Elle rêvait d'être médecin 

Selon nos confrères, la fausse médecin allait même jusqu'à simuler un contrôle de carte vitale en la scannant sur son smartphone. Un acte d'autant plus déplorable selon une des victimes que quelques jours après son faux test, les symptômes étant plus nombreux, il est allé effectuer un test en laboratoire. Un test qui s'est avéré positif. "Entre temps, j'ai peut-être contaminé des gens", se désole-t-il. Alors face à l'escroquerie, avec des amis, ils ont rappelé la jeune femme sous le prétexte d'effectuer "d'autres tests". Ils en ont en même temps profité pour alerter la police et elle sera interpellée le 24 mai. 



Ce jeudi 21 janvier, la trentenaire est jugée devant le tribunal de Nanterre. L'avocat de deux victimes rappelle qu'elle est accusée d'escroquerie parce qu'elle faisait payer les faux tests "70 euros en liquide". Elle est poursuivie pour "escroquerie en faisant usage de la fausse qualité de médecin". Pour sa défense, la trentenaire a expliqué avoir "toujours rêvé d'être médecin". En tout, elle aurait escroqué plus d'une trentaine de personnes mais aussi "plusieurs de ses anciens petits amis", indique Le Figaro. Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.