Hausse des signalements pour violences sur les personnages âgées et handicapées

Hausse des signalements pour violences sur les personnages âgées et handicapées
La ligne 3977 et dédiée aux signalements relatifs aux violences sur les personnages âgées et handicapées

publié le jeudi 18 novembre 2021 à 16h50

Seulement 5% des situations de maltraitances sont signalées selon la présidence de la fédération qui opère la ligne d'écoute dédiée à ce type de violences.

Les alertes et les signalements concernant les violences faites aux personnes âgées et handicapées sont en "hausse persistante", a révélé lundi le service téléphonique dédié 3977.

Au troisième trimestre de cette année, un total de 2.205 dossiers ont été ouverts, ce qui représente une hausse de 22% sur un an.


Parmi ces dossiers, 1.646 présentent une suspicion de maltraitance, indique le 3977 dans un message adressé à l'AFP. Les maltraitances psychologiques arrivent en première ligne (30%), suivies des négligences (21%) et des violences physiques (17%).

Le non-respect des droits de la personne a augmenté de 94% par rapport à la même période de 2020. 

Les maisons de retraite ou des établissements pour adultes handicapés sont concernés par un quart des alertes. Les dysfonctionnements signalés relèvent le plus souvent de négligences et de réponses jugées insuffisantes, dues notamment "à la fatigue des soignants, qui sont débordés et qui ne sont pas assez nombreux", commente Isabelle Gillet, responsable de la plateforme d'écoute, créée en 2012 et financée par les pouvoirs publics.


Des tensions à domiciles amplifiées par le covid
Les trois quarts des signalements réalisés sont eux relatifs à des faits survenus au domicile familial. "Le Covid a amplifié les tensions dans les foyers", analyse Pierre Czernichow, président de la fédération qui opère la ligne téléphonique. "En 2020, il y a eu un déficit d'appels, à cause du confinement. Puis, nous avons connu un rebond en 2021. Mais ce qui n'est pas normal, c'est que cette hausse dure toujours, même après neuf mois", poursuit-il. 

Selon Pierre Czernichow, seulement 5% des situations de maltraitances sont signalées. "Quand on dit qu'il y a une hausse, on ne sait pas si c'est parce que les gens appellent plus souvent, ou si c'est parce qu'il y a plus de violences", relève-t-il. "Les alertes que nous recevons, c'est une goutte d'eau dans la mer, une toute petite partie de la réalité. Ne pas en parler, c'est la façon la plus sûre pour que cela se réitère", estime le responsable associatif.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.