Hausse des prix du carburants, de l'énergie... Trois Français sur quatre estiment que leur pouvoir d'achat est en baisse

Hausse des prix du carburants, de l'énergie... Trois Français sur quatre estiment que leur pouvoir d'achat est en baisse
Le pouvoir d'achat est une préoccupation majeure pour neuf Français sur dix.
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publié le jeudi 21 octobre 2021 à 13h20

Les prix des carburants figurent en tête des sujets d'inquiétude, suivis des impôts, des prix du gaz, du fuel et de l'électricité. 

Augmentation des prix des carburants, de l'énergie, craintes sur les produits alimentaires... A six mois de l'élection présidentielle, la question du pouvoir d'achat devient centrale pour les Français.

Selon un sondage* Odoxa - Groupama réalisé pour France Bleu et rendu public jeudi 21 octobre, neuf Français sur dix font du pouvoir d'achat "un sujet de préoccupation important" et 75% ont le sentiment que leur pouvoir d'achat s'est dégradé depuis 2020.

"La perception de cette dégradation, si elle est très élevée, n'atteint toutefois pas les niveaux atteints l'année du mouvement des 'Gilets jaunes' (86% en 2018) ou même lors de l'année suivante (83% en 2019)", précise toutefois l'institut de sondage. 



Les foyers les plus modestes, les personnes âgées de plus de 50 ans et les sympathisants de droite sont les catégories se montrent les plus préoccupées par le sujet. Sur le plan géographique, l'inquiétude est la plus forte en Nouvelle-Aquitaine, alors qu'elle s'exprime moins en Île-de-France, des chiffres à mettre en lien avec le niveau de vie des habitants de ces régions, indique Odoxa qui souligne que la Nouvelle-Aquitaine fait partie des régions dont le niveau de vie annuel des habitants se situe sous le niveau médian hexagonal, tandis que l'Île-de-France est au-dessus.

La hausse des prix des carburants figure en tête des sujets d'inquiétude. 44% des Français les trouvent difficiles à supporter alors qu'un Français sur deux utilise son véhicule tous les jours ou presque. Autres sujets de préoccupation : le gaz, le fuel et l'électricité, dépenses difficiles à assumer pour respectivement 42%, 41% et 37% des sondés. Enfin, les impôts figurent également parmi les cinq dépenses contraintes les moins supportables (cités par 42% des sondés).

En conséquence, nombreux sont ceux qui cherchent à faire des économies. Face à l'augmentation des prix de l'énergie, deux Français sur trois réduisent leur consommation de chauffage ou d'eau chaude, un chiffre en baisse d'un pour cent par rapport à 2019. "Mais depuis deux ans, les Français sont beaucoup plus nombreux" à mentionner "d'autres sacrifices", souligne Odoxa. Ainsi, "56% disent qu'ils repoussent un projet d'achat important (+10 points en deux ans), 52% puisent dans leur épargne ou la réduisent (+11 points). 14% décident même de prendre un crédit à la consommation (soit le double d'il y a deux ans) pour pouvoir assumer ce surcoût".

En outre, 58% des Français réduisent leurs dépenses de sorties et de loisirs, 48% les achats pour la maison et les voyages et 47% l'habillement. 23% de Français réduisent leurs dépenses alimentaires (33% des foyers les plus modestes) et 17% en transport (24% de ces mêmes foyers). D'après cette enquête, seuls 16% des Français peuvent se permettre de vivre "comme avant", c'est-à-dire qu'ils n'essaient pas spécialement de faire des économies. 


Par ailleurs, la suppression de la taxe d'habitation n'a pas suffit à compenser les hausse des prix, une partie de Français ne s'étant d'ailleurs pas rendu compte qu'ils en avaient été exonérés. Parmi ceux qui le savent, une courte majorité (52%) en ont ressenti les effets sur leur budget.

"Différentes hypothèses expliquent cet enthousiasme modéré", indique l'institut de sondage qui pointe "les augmentations de prix, le maintien de la redevance TV qui se trouve sur le même document que la taxe d'habitation, et aussi, pour certains propriétaires, la progression de la taxe foncière quand les collectivités locales ont voulu compenser ainsi la disparition de la taxe d'habitation".  

*Sondage Odoxa - Groupama pour France Bleu, réalisé du 5 au 11 octobre 2021 auprès d'un échantillon de 3.010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d'erreur est de 1,4 point.

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