Hausse des prix des carburants : Jean Castex annonce une "indemnité inflation"

Hausse des prix des carburants : Jean Castex annonce une "indemnité inflation"©Filippo MONTEFORTE / AFP

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 20h28

Cette indemnité devrait être perçue "dès le mois de décembre pour la plupart d'entre eux, pour d'autres en janvier, peut-être un peu plus tard pour d'autres. On va faire le maximum pour que ça arrive vite", a précisé le Premier ministre Jean Castex sur TF1.

Il est venu "annoncer les mesures du gouvernement pour faire face à l'augmentation" des prix à la pompe, selon TF1. Le Premier ministre Jean Castex était sur le plateau du 20h de la chaîne ce jeudi 21 octobre. L'exécutif réfléchit depuis plusieurs jours à un dispositif protégeant le pouvoir d'achat.



"Nous avons consulté, réfléchi, analysé, vient le temps de la décision", a-t-il commencé, avant de reconnaître que le prix de la pompe a atteint "des montants très élevés, légèrement au-dessus de ce que les prix étaient à l'automne 2018."

Le Premier ministre a ainsi annoncé "une indemnité inflation de 100 euros" par personne, qui sera versée "aux Français qui gagnent moins de 2.000 euros net par mois", qu'ils aient une voiture ou non, afin de palier à un surcoût lié à l'inflation évalué à 80 euros par le chef du gouvernement.

Plutôt qu'un chèque aux automobilistes, une "usine à gaz" selon Jean Castex, ou une baisse de taxes - "il n'y a pas que l'essence" qui augmente - le gouvernement a donc choisi une troisième voie, coûtant 3,8 milliards.

Une indemnité "automatique"

Pour toucher cette aide, il n'y aura rien à faire : "Ce sera automatique". La prime - défiscalisée, a précisé Matignon - sera versée en une seule fois, dès fin décembre par les employeurs aux salariés et entre janvier et février pour les autres catégories, comme les retraités, indépendants ou apprentis, sans besoin d'aucune démarche, a précisé le Premier ministre. "On va faire le maximum pour que ça arrive vite", a-t-il complété.

Une solution surprise, élaborée après plusieurs jours d'hésitation, afin d'éviter, à six mois de la présidentielle, une montée des contestations dans ce dossier ultrasensible.

"On nous dit : vous avez mis 8 jours à décider, ben oui, c'est un sujet compliqué", a commenté le chef du gouvernement, défendant la solution "la plus juste, la plus efficace", alors que les prix à la pompe ont atteint des niveaux historiquement hauts.

"Nous faisons face à une situation exceptionnelle, nous devons apporter une solution exceptionnelle", a ajouté Jean Castex.

Les prix à la pompe ont encore augmenté de 2 centimes la semaine dernière, atteignant des niveaux historiquement hauts à 1,56 euro le litre pour le gazole en moyenne, et 1,62 euro pour l'essence sans-plomb contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10).

Depuis plusieurs jours, les oppositions de droite et de gauche appellent le gouvernement à annoncer des "mesures offensives", entre propositions de baisse temporaire des taxes sur l'énergie, baisse de la TVA de 20% à 5,5% ou encore instauration d'une "taxe flottante".

Mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait indiqué que l'exécutif était à la recherche d'une mesure "simple", "lisible, efficace".

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