Harkis : le gouvernement constitue un groupe de travail sur les réparations

Harkis : le gouvernement constitue un groupe de travail sur les réparations
Des vétérans harkis lors d'une cérémonie d'hommage, le 25 septembre 2010. (archives)

Orange avec AFP, publié le mercredi 24 janvier 2018 à 08h00

Le gouvernement français a constitué mardi 23 janvier un groupe de travail sur les harkis, respectant la volonté d'Emmanuel Macron. Ce groupe sera chargé de proposer des mesures pour "la préservation de la mémoire" de cette communauté d'Algériens engagés aux côtés de l'armée française pendant la guerre d'indépendance, et "une réparation adaptée".

La secrétaire d'État française auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a précisé dans un communiqué qu'il s'agira pour ce groupe de travail "d'évaluer les dispositifs de reconnaissance et de réparation existants", de "prendre en compte la situation socio-économique des harkis" et de "proposer des mesures afin de permettre la préservation de la mémoire et une réparation adaptée aux situations diverses que rencontrent les harkis et leurs familles". Le président Emmanuel Macron avait souhaité la création de ce groupe le 25 septembre, après avoir reçu des représentants de la communauté des harkis à l'occasion de la journée nationale d'hommage qui leur est dédiée.

"UN NOUVEAU PLAN D'ACTION EN FAVEUR DES HARKIS"

Le groupe de travail Harkis rendra ses conclusions en mai 2018, qui "pourront servir de base à un nouveau plan d'action en faveur des harkis".

Présidé par le préfet Dominique Ceaux, il est composé de dix membres d'associations de harkis, de deux parlementaires, de trois personnalités qualifiées, d'un rapporteur du Conseil d'État, de la directrice de l'Office national des anciens combattants et de cinq membres de directions centrales ministérielles.

A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), seuls 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française ont été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
77 commentaires - Harkis : le gouvernement constitue un groupe de travail sur les réparations
  • Georges Frêche avait trouvé les bon mots pour qualifier les harkis

    Ce n'est pas d'eux dont il parlait mais des autres, ceux que nous subissons tous les jours dans nos banlieues.

  • je n'ai strictement aucune sympathie pour ces gens qui ont trahit leur frères, leur parents leur peuple

  • c'était le début de la fin!

  • On voit bien d'après les réactions que plus de 50 ans plus tard, les passions sont encore entières et les plaies grandement ouvertes..
    Tout le monde s'est trouvé dans un maëlstrom où l'on trouve les pour, les contres les traîtres et les fidèles, selon le camp ou ils se trouvaient, et tous veulent des réparations.
    Alors,s'il vous plaît, pas de reconnaissance, de réparations, de repentance et de culpabilisation.
    Laissons encore un bon siècle passer.

  • Je n'ai aucune sympathie pour ceux qui se rangent du coté des colonisateurs. Ils sont une trahison à leurs pays.

    Apparemment, vous ne connaissez pas leur histoire...Les harkis sont nés français, ils ont toujours été citoyens français, et se sont battus pour leur pays.

    La France a colonisé d'autres contrées, de bon coeur, de bonne volonté, en pensant faire le bien, en faisant du mal et du bien aussi, comme beaucoup d'autres pays.
    Vous allez avoir du mal a donner votre sympathie à qui que ce soit, car vous avez toutes les chances d'être un descendant de ces gens là...

    Je suis fils de harki. Mon père a fait ce qu'il estimait bon de faire, je n'ai aucune sympathie pour ses choix, ils sont une traitrise, mais je les sépare bien de sa personne. C'est un passé révolu qui est ce qu'il est.