Haïti : un couple de Français venu pour une adoption tué par balles

Haïti : un couple de Français venu pour une adoption tué par balles
Des Haïtiens manifestent pour demander la démission du président Jovenel Moïse à Port-au-Prince, le 18 novembre 2019.

, publié le lundi 25 novembre 2019 à 18h15

Les deux Français venaient d'arriver dans le pays, en proie à une grave crise politique et sociale depuis plusieurs mois. 

Un couple de Français a été tué par balles, dimanche après-midi à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, a indiqué à l'AFP une responsable de l'ambassade de France à Port-au-Prince, lundi 25 novembre, qui n'a pas détaillé les circonstances ou les motifs de ces meurtres.

Selon des sources concordantes, les deux Français venaient d'arriver dans le pays pour une adoption. Les deux victimes sont originaires de l'Ardèche, a-t-on appris auprès de l'une de ces deux sources qui a indiqué qu'elles avaient été tuées lors d'un vol à main armée qui a mal tourné. Le conseil départemental de l'Ardèche a indiqué que ses services avaient délivré un agrément en vue d'une adoption à ce couple originaire de Saint-Martin-d'Ardèche, qui s'était ensuite rapproché de l'Agence française d'adoption.

Une grave crise politique et sociale

Le pays est en proie à une grave crise politique et sociale depuis le mois d'août dernier.

Des manifestations, souvent émaillées de violences, sont organisées dans les principales villes haïtiennes pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse. Un bilan dressé par l'ONU début novembre faisait état d'au moins 42 morts et 86 blessés au cours de ces mobilisations. 



Le ministère français des Affaires étrangères recommande "de reporter tout voyage jusqu'à nouvel ordre" en Haïti. "L'ensemble du territoire haïtien est déconseillé sauf raison impérative", indique le Quai d'Orsay sur son site Internet. "Les manifestations, accompagnées de barrages sur les principaux axes routiers et d'actes violents (jets de pierres, tirs...) sont très fréquentes. Des groupes violents sont actifs et entretiennent un climat d'insécurité", précise le ministère dans une publication du 24 octobre 2019.
 

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