Grippe aviaire : "pas de risque de transmission à l'Homme", assure le gouvernement

Grippe aviaire : "pas de risque de transmission à l'Homme", assure le gouvernement©SEBASTIEN BOZON / AFP

, publié le dimanche 21 février 2021 à 18h30

Après l'annonce par la Russie de possibles transmissions à l'Homme du virus de la grippe aviaire, le gouvernement s'est voulu rassurant. 

Faut-il redouter une nouvelle pandémie, de grippe aviaire cette fois ? Non, a assuré le gouvernement français samedi 20 février. Le virus de la grippe aviaire H5N8 présent sur des volailles en France ne présente, à ce jour, "pas de risque de transmission à l'Homme", mais des comparaisons sont en cours avec le virus ayant contaminé des personnes en Russie.


"A ce jour, 130 séquences virales complètes ont ainsi été obtenues. Aucune des analyses réalisées par l'Anses (ndlr: agence de sécurité sanitaire) n'a montré de propriétés laissant craindre un risque de transmission à l'Homme du virus de l'influenza aviaire présent sur des volailles en France", selon un communiqué des ministères français de l'Agriculture et de la Santé.

Mais les ministères ajoutent que les services français cherchaient à comparer le virus russe à ceux présents en France: "Les équipes de l'Anses étudient avec la plus grande attention les informations, en particulier le séquençage du virus détecté chez les personnes contaminées et leur comparaison avec les virus circulant chez les volailles en France".

Et "les résultats de la comparaison des séquences du virus russe et des virus circulants sur notre territoire seront communiqués dès que possible". L'agence Santé Publique France et le Centre National de Référence des virus respiratoires (dont la grippe), observatoire qui centralise les informations à l'échelle nationale, "ont également été saisis pour conduire conjointement cette analyse de risque", indique le communiqué.

L'épidémie ralentit

L'épizootie d'influenza aviaire, qui sévit en France et en particulier dans le Sud-ouest, depuis décembre 2020 avec 466 foyers détectés à ce jour, "a connu un net ralentissement" depuis plusieurs semaines, grâce à l'abattage préventif de plus de trois millions de volailles, affirment conjointement les ministères.

Cette stratégie "continuera d'être appliquée sur toute nouvelle suspicion dans le sud-ouest pour juguler au plus vite tout risque de dissémination du virus", préviennent-ils.
 

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