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Grippe aviaire : déjà plus de 200.000 canards abattus en France

Grippe aviaire : déjà plus de 200.000 canards abattus en France
(Photo d'illustration)

, publié le mardi 05 janvier 2021 à 17h25

Afin d'endiguer la progression de la grippe aviaire, plus de 400.000 canards supplémentaires sont en passe d'être abattus, a annoncé mardi 5 janvier le ministère de l'Agriculture. 

Face à la menace de la grippe d'aviaire, les abattages de canards dans les élevages se multiplient. Quelque 100.000 canards ont été abattus à l'intérieur des foyers de contamination identifiés, tandis que 104.000 ont fait l'objet d'abattages préventifs autour de ces foyers, a indiqué mardi 5 janvier à l'AFP Loïc Evain, le chef des services vétérinaires et directeur général adjoint de l'alimentation du ministère de l'Agriculture. "Il en reste à peu près 400.000 à abattre" préventivement, a-t-il ajouté. 




Le dernier bilan du ministère de l'Agriculture fait état de 61 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène (communément appelée grippe aviaire) en France au 1er janvier, dont 48 dans les Landes qui compte un grand nombre d'exploitations d'oies et canards destinés à la production de foie gras. 

Les autorités ont décidé d'abattre préventivement l'ensemble des volailles élevées dans un rayon d'un kilomètre autour d'un foyer identifié. Entre un et trois kilomètres autour du foyer, "tous les palmipèdes claustrés ou non" sont abattus, de même que les autres types de volailles "quand elles ne sont pas claustrées", a précisé M. Evain. 

Le risque de mesures plus drastiques

"On est face à un épisode exceptionnel avec un virus très très contagieux" qui "touche des élevages de plein air mais pas seulement", a souligné le responsable ministériel. "Des experts sont réunis en ce moment même" pour évaluer la situation, a-t-il poursuivi : "Si la propagation du virus continue, il faudra qu'on prenne des mesures encore plus drastiques." Ces mesures seront "fondées sur une base scientifique, absolument indispensable pour expliquer aux éleveurs concernés la pertinence des décisions que l'on prend", a-t-il spécifié.

Dans un communiqué mardi, la Confédération générale de l'aviculture (CFA), affiliée à la FNSEA, estime "urgent que l'Etat renforce ses moyens d'action sur le terrain, en collaboration avec la filière, pour agir au plus près et au plus vite" afin d'endiguer le virus H5N8. Les syndicats agricoles Confédération paysanne et Modef dénoncent quant à eux les abattages préventifs d'animaux sains, les jugeant "aussi inefficaces sanitairement qu'inacceptables moralement".
 

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