Grèves, manifestations, blocages : les opposants à la loi travail maintiennent la pression

Grèves, manifestations, blocages : les opposants à la loi travail maintiennent la pression

Face à la fermeté du président, les opposants à la loi Travail maintiennent la pression ce jeudi 19 mai.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 19 mai 2016 à 16h00

- Face à la fermeté de l'exécutif, les opposants au projet de loi travail ont maintenu la pression ce jeudi en France avec de nouveaux blocages, manifestations et grèves dans les transports routier, ferroviaire et aérien, dans un climat tendu. -

Après l'incendie d'une voiture de police mercredi à Paris, le Premier ministre, Manuel Valls, a appelé les syndicats à s'"interroger sur la pertinence" de certaines manifestations.

Il s'est dit, ce jeudi, prêt à faire lever par les forces de l'ordre les blocages des ports, raffineries et aéroports. François Hollande avait également prévenu mardi : "Je ne céderai pas" sur le projet de loi, fruit d'un "compromis" et d'un "équilibre".

Mais pour le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, pas question de renoncer à cause des violences: "on ne peut pas empêcher la démocratie de s'exprimer parce qu'il y a des problèmes en marge des manifestations". Les sept organisations (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL et UNL), qui appellent à manifester pour la septième fois - et la deuxième en trois jours -, assurent que "la mobilisation, loin de faiblir, va se poursuivre et s'amplifier jusqu'au retrait du projet de loi travail", jugé trop favorable aux entreprises.

"La balle est toujours dans le camp du gouvernement, il faut retirer ce mauvais projet de loi. Nous sommes déterminés", a déclaré Philippe Martinez au départ de la manifestation parisienne. Force ouvrière a même appelé à renforcer le mouvement "en juin" avec un "grève interprofessionnelle" et une "manifestation nationale" à Paris. Il s'agit de "booster la mobilisation à l'occasion de l'arrivée du texte devant le Sénat", a expliqué son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, présent dans le cortège de tête parisien.

L'intersyndicale doit se réunir dans la soirée pour fixer une nouvelle date de mobilisation.

- Des services d'ordre casqués pour faire face aux "casseurs" -

Selon la CGT, "srès de 400.000 personnes" ont manifesté dans l'Hexagone, "près du double de mardi dernier", "des dizaines de milliers d'autres" participant à des barrages et piquets de grève.
A Paris, plusieurs milliers de personnes sont parties de la place de la Nation peu avant 14H00 pour rallier la place d'Italie. 100.000 participant ont défilé, selon la CGT, 13.000 à 14.000 selon la police. "Tous ensemble, tous ensemble, grève générale!", scandaient les jeunes manifestants en tête du cortège, tandis que d'autres criaient: "Les patrons licencient, licencions les patrons".



Alors que les précédentes manifestations ont été marquées par des violences, les services d'ordre syndicaux, eux-mêmes pris à partie la semaine dernière, étaient sur le qui-vive. Fait inédit depuis le début de la mobilisation, mardi certains s'étaient armés de bâtons et de matraques pour répondre aux casseurs. Dans la manifestation parisienne, les membres des SO étaient nombreux et casqués mais sans matériel offensif visible.

Jeudi dans la matinée, 19 personnes ont été interpellées dans le métro de Rennes. Neuf autres ont été interpellées à Paris en début de manifestation. Et quatre à Marseille.



A Nantes, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a interdit une manifestation non déclarée à la préfecture. Mais plusieurs centaines de personnes se sont quand même rassemblées, en scandant: "état d'urgence, État policier, on ne nous enlèvera pas le droit de manifester". Les manifestants ont été repoussés par de nombreux jets de grenades lacrymogènes alors qu'ils tentaient remonter vers le centre ville.

Ailleurs, les autorités ont recensé 6.000 personnes à Saint-Nazaire, 4.500 manifestants au Havre, 2.900 à Rouen, 3.300 à Bordeaux, 3.000 à Lyon, où deux personnes ont été interpellées. La mobilisation est "à un niveau élevé", s'est réjoui Jean-Claude Mailly.


- Barrages filtrants, terminaux pétroliers bloqués -

Parallèlement, des grèves de routiers et de cheminots, entamées en début de semaine, appuient le mouvement. Dans la région de Marseille, les routiers ont mené une opération de blocage près de la zone industrielle de Fos-sur-mer.

Dans l'ouest, des barrages filtrants ont été mis en place à Rennes et Nantes. Près du Havre, deux raffineries ont été bloquées. A La Rochelle, les accès aux terminaux pétroliers du Grand port étaient bloqués. Dans le Sud-Ouest, le barrage de l'accès à l'aéroport de Toulouse-Blagnac a été levé.



Côté trains, la circulation était perturbée pour la deuxième journée consécutive, surtout sur certaines lignes régionales, moins en Ile-de-France. Deux TGV sur trois étaient prévus. Une grève de contrôleurs aériens devait légèrement dérégler le trafic, notamment à Orly, où 15% d'annulations étaient prévues.
 
27 commentaires - Grèves, manifestations, blocages : les opposants à la loi travail maintiennent la pression
  • comme disent tous nos ministres : un mouvement concernant une toute petite minorité et qui s'essoufle .... (dixit le guen)

  • Il faut bien qu'ils s'occupent tous ces gens qui ne bossent pas, ou si peu et en général dans des centres de frais ou des associations subventionnées comme à Nantes qui en est la capitale Européenne.
    La France, le Bien-Commun, l’intérêt général n'est pas leur problème, seule la rancœur et un sentiment de trahison les animent.
    De toute façon ils commencent et finissent toujours par voter à gauche, il faut donc les ménager un minimum.

  • 3 500 000 chômeurs 400 000 manifestants dans toute la France selon la CGT ?

  • Toutes ces personnes sont incohérentes et ne prennent pas en compte les priorités de notre pays..

    Les menaces d'attentats qui perdurent et de mettre nos policiers et les CRS dans cette obligation de présence sur les défilés très nombreux et sur les dérives liées à des groupes incontrôlables qui se joignent aux manifestants très violents et sur le refus des autres citoyens à devoir valider ces manifestants qui deviennent des dangers pour notre pays...

    Ils sont encouragés à maintenir des mouvements aux risques de dérives sans précédent...

    Il faut du courage et nous en avons..... Les mouvements de l'extrême gauche ont été repérés dans ces groupes où la violence est de mise sur des slogans et des actes insupportables...

    Il faut dire à un Mélenchon... Que la France si c'est pour qu'elle soit le Vénézuela, c'est un non catégorique.. Car, ce sont les modèles de cet homme de gauche un peu rebelle qui n'a pas cessé d'encourager les citoyens à aller vers la contestation, bien avant que les manifestations commencent..
    Toujours à tout refuser, tout mettre sur la contestation, et le refus du dialogue pour privilégier ces mouvements hétérogènes et incontrôlables..

    Alors, avec les syndicats CGT Sud Fo etc.. Enfin, tous ces groupes minoritaires au passage et qui prennent les citoyens en otage à devoir leur faire subir les grèves, c'est insoutenable..

    A ces citoyens en refus, s'ajoutent les anticapitalistes... Les citoyens sont guère dans ce registre, les anarchistes, les citoyens sont guère majoritairement dans cette représentation, les zadistes, les antittout etc.. Etc... Cela fait un monde très antagoniste aux citoyens de notre pays soumis à devoir subir la violence et les manques liés à leurs groupes qui ne prennent même pas le temps d'analyser les bénéfices sur un dialogue à devoir faire perdurer etc...

    Cette Loi est vide de toute discrimination, notre pays est le plus grand pays en terme de social et d'aides en tous genres...
    Notre pays préserve les citoyens et les personnes malades ont tous accès aux soins etc...

    A entendre, certains, nous serions sur la planète en voie de développement, d'ailleurs, c'est pour cela, que tous viennent en France....

    Et, les dernières dérives sont insoutenables, car, si personne ose dire ce qu'il ou qu'elle en pense... C'est une méthodologie liée à une mise à mort et sur une violence sur une voiture de police et sur un policier qui a bien fallu tourner au drame.. Cette haine s'associe à des haines qui ont été vécues sur notre territoire sur des attentats... Etc...

    Alors, si ces personnes qui sont dans ces manifestations ne sont pas endiguées au plus vite et avec des sanctions les plus lourdes....

    Les risques d'embrasement sont réels...

    Notre pays doit être repris au plus vite, dans des obligations de respect d'autrui, sur manifestations possibles, mais, dans le respect du citoyen et de l'humain qui n'est pas différent de celui qui refuse le dialogue...

    Nous sommes très nombreux, les citoyens de notre pays attachés aux valeurs de la démocratie et de la République à dire non....

    A ces gens violents, très violents remontés par des discours antagonistes à notre pays...

    Et, pour clore, dire à M. Mélenchon... La France, ne sera jamais le Vénézuela, nous sommes la sixième puissance mondiale avec un pays en pleine mutation et les citoyens de notre pays ne sont pas menacés en quoi que ce soit...

    Il s'agit d'évoluer et d'adapter le travail pour que le chômage soit mis en recul...

    Mais, sans le travail privilégié et la volonté de vouloir faire progresser son pays...

    Les conseilleurs de cette gauche un peu extrême, pour lancer des appels à tout va aux citoyens de notre pays...

    C'est de l'inconséquence, et de l'incompétence... Et de vouloir nous positionner à un pays de prédilection de Mélenchon, le Vénézuela... Tous les pays de prédilection de cet homme sont dans la démonstration d'une politique qui apporte misère etc...

    La France doit avancer et les salariés ne sont pas des parias, voilà, ce qu'il faut dire à ceux qui encouragent les mouvements à perdurer...

    Et, si au plus haut de l'Etat, les éléments violents et perturbateurs persistent.. Les dérives à venir seraient incontrôlables...

    L'ordre doit être rétabli...

    Au plus vite et dans l'intérêt de tous les citoyens de notre pays et en particulier à privilégier les dialogues avec les représentants de ceux qui ont des revendications, bien que cette Loi soit dénuée de toute sanction pour ceux qui travaillent..

    Nous, les citoyens, nous privilégions d'évoluer avec un pays en pleine mutation et qui se profile vers le troisième millénaire avec les transformations d'un pays et ne mettant en rien les travailleurs en difficulté...

    Les syndicats très connus, c'est leur fonds de commerce... La rue et les manifestations qui perdurent...

    Basta...

    Le dialogue avec ce gouvernement n'existe pas ou si peu notamment de la part de Valls qui se comporte plutôt en dictateur qu'en responsable d'un gouvernement .

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    jimmy71  (privé) -

    Vous avez raison rouleau, d'autant plus que l'état d'urgence impliquait la loi travail, en d'autres lieux, en d'autres temps, il aurait impliqué un couvre feu et une trêve sur les réformes.

  • On s'en fou. Ras le bol de ces conservateurs

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