Grève SNCF : Jean-Pierre Farandou demande aux cheminots une trêve pour les fêtes

Grève SNCF : Jean-Pierre Farandou demande aux cheminots une trêve pour les fêtes
Le patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou a appelé, vendredi 13 décembre, les cheminots en grève contre la réforme des retraites à "faire une pause" pendant les fêtes

, publié le vendredi 13 décembre 2019 à 20h30

"Je demande à ceux qui sont dans le mouvement de réfléchir à faire une pause durant les fêtes", a déclaré, vendredi, le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou.


Son message sera-t-il entendu ? Le patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou a appelé, vendredi 13 décembre, les cheminots en grève contre la réforme des retraites à "faire une pause" pendant les fêtes. Aussitôt, des responsables syndicaux ont renvoyé la balle dans le camp du gouvernement. La SNCF, par la voix de la responsable des TGV, a promis à ce stade qu'"au moins" la moitié des voyageurs pourront partir pour Noël.


"La période des fêtes est un important moment de retrouvailles pour les familles", a déclaré Jean-Pierre Farandou dans son message vidéo.

"Vendredi prochain (début des vacances de Noël, ndlr), un grand nombre de nos concitoyens voudront voyager pour retrouver leurs parents, leurs enfants, leurs amis. Comme tous les ans, ils seront des millions à vouloir prendre le train pour assurer leurs déplacements".

"Faire une pause durant les fêtes"

"Les familles - y compris d'ailleurs celles des cheminots - comprendraient difficilement que nos trains ne roulent pas, alors qu'ils comptent sur nous pour voyager", a-t-il ajouté dans une vidéo envoyée aux cheminots et postée sur le réseau d'informations interne de la SNCF. "C'est pourquoi je m'adresse à tous les cheminots et aux organisations syndicales pour nous retrouver ensemble au service des Français pendant cette période. Je demande à ceux qui sont dans le mouvement de réfléchir à faire une pause durant les fêtes", a-t-il déclaré, l'air grave.

"J'ai su faire preuve de pragmatisme et d'écoute", a-t-il noté, faisant référence à sa décision de "faire une pause" dans les réorganisations lancées par son prédécesseur Guillaume Pepy. "Je vous propose d'en faire de même." "Dans cette période si particulière, je suis persuadé que notre devoir de grande entreprise de service public est d'être au rendez-vous des attentes des Français", a-t-il souligné.

"À chaque jour suffit sa peine"

Mais pour Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots, "le meilleur moyen pour qu'il y ait des trains à Noël, c'est qu'il y ait des réponses à nos revendications d'ici au 17 décembre", journée d'action nationale, a-t-il dit à l'AFP. "Le 25 (décembre) est une date très éloignée dans ce type de conflit. À chaque jour suffit sa peine ! Nous espérons bien que d'ici là, des annonces gouvernementales aillent dans le sens de nos revendications," a également réagi Didier Mathis, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire. 




Dans une interview au Parisien, Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, a indiqué pour sa part qu'"au moins plus de la moitié des voyageurs partiront". "Nous allons essayer d'accomplir des miracles", a-t-elle ajouté. "Mardi matin, tous les passagers qui ont réservé un billet de train pour les départs des vacances de Noël (...) sauront si leur train part ou pas", a-t-elle expliqué, relevant que la SNCF allait, dans la mesure du possible, "proposer une alternative sur un autre train pour les voyageurs dont le train serait annulé".
 

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