Grève : Philippe Martinez se dit "fier" des responsables de coupures de courant

Grève : Philippe Martinez se dit "fier" des responsables de coupures de courant
Philippe Martinez à Paris, le 18 décembre 2019.

, publié le vendredi 20 décembre 2019 à 13h19

Il accuse également le gouvernement de jeter de l'huile sur le feu en s'en prenant aux cheminots et les salariés de l'énergie.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'est dit "fier" des salariés de l'industrie électrique, qui ont revendiqué plusieurs coupures de courant ces derniers jours, vendredi 20 décembre sur LCI. "Ce sont les mêmes qui sont en train de dépanner et de remettre le courant", a-t-il souligné.

"Ils sont traités de tous les maux par le gouvernement", mais "ce sont les mêmes qui sont en train de dépanner et de remettre le courant" après chaque intempérie, a-t-il rappelé. Ce sont aussi "les mêmes qui rétablissent le courant (...) à des gens qui n'ont pas les moyens de se le payer", bien "que ce soit illégal", ce dont le patron de la CGT s'est dit "fier".


Au lendemain d'une rencontre à Matignon où il a annoncé une nouvelle journée d'action le 9 janvier, M.

Martinez a justifié la poursuite du mouvement, estimant que le Premier ministre, Édouard Philippe "n'a pas, lui, décrété la trêve puisqu'il maintient son projet". Au contraire, "je trouve que le gouvernement jette de l'huile sur le feu", a ajouté le leader de la CGT, pointant une "communication gouvernementale (qui) met les cheminots en porte-à-faux".

"Il y a dix jours c'était 'on empêche les Français de partir à Noël', et d'un seul coup on a basculé en disant 'ne vous inquiétez pas, on a repris les choses en main et tous ceux qui ont un billet pourront partir'", a-t-il développé.


Mais "pour tenir les promesses des ministres (...) on a dégagé les enfants (non accompagnés, ndlr) pour assurer de la place pour les adultes, qui d'ailleurs paient leurs billets beaucoup plus cher". Un procédé "absolument scandaleux", d'autant plus que l'exécutif "accuse ceux qui sont en grève de priver les grands-parents et les parents divorcés de la visite de leurs enfants", a-t-il dénoncé

"Ca, c'est jeter de l'huile sur le feu, et c'est en permanence", a insisté M. Martinez.

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