Grève dans les aéroports de Paris et à la SNCF : des retards d'une heure à Roissy, pas de perturbations pour les TGV

Grève dans les aéroports de Paris et à la SNCF : des retards d'une heure à Roissy, pas de perturbations pour les TGV
L'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

publié le vendredi 02 juillet 2021 à 13h30

Un nouveau préavis de grève a été déposé par l'Unsa Aéroports de Paris pour le vendredi 9 juillet.

Des retards allant jusqu'à une heure pour certains vols au départ de l'aéroport francilien de Roissy-Charles de Gaulle mais pas de perturbations dans les trains. Si la grève des salariés du Groupe ADP, gestionnaire des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Orly, a entraîné des retards vendredi 2 juillet, les préavis de grève ont en revanche été levés à la SNCF. 


Vendredi matin, près de 400 personnes ont manifesté avec jets de confettis et fumigènes au terminal 2E de Roissy, bloquant l'accès des voyageurs aux postes de contrôle aux frontières. Les manifestants brandissaient de nombreuses pancartes, où figurait le portrait du PDG d'ADP, Augustin de Romanet, grimé en glouton avec le slogan "Ne cherchez plus vos salaires, je les ai mangés" ou encore "De Romanet : 450.000 euros/an et moi viré".

A Orly, quelque 250 personnes ont manifesté "à l'extérieur", tandis qu'un petit groupe se trouvait à l'intérieur.

Selon la direction d'ADP, il y avait vendredi matin à Roissy "entre trente minutes et une heure de retard pour les vols au départ du terminal 2E", mais "pas d'annulations" de vols, avec un "trafic fluide" dans le reste de l'aéroport. A Orly, au terminal 3, les avions étaient retardés "en moyenne de quinze minutes" en raison de "perturbations des enregistrements" des voyageurs, a ajouté la direction.



Trois syndicats d'ADP - l'Unsa, la CGT et la CFE-CGC - appellent à la grève jusqu'à lundi pour réclamer le retrait d'un plan d'adaptation des contrats de travail (PACT), qui prévoit la suppression de certaines primes. En cas de refus, les salariés s'exposent à un licenciement. "Nous refusons le projet PACT et la baisse de rémunération qui va se chiffrer à près de 20%", a déclaré à l'AFP à Roissy Luis Mendes, délégué syndical Unsa. "On bloque à regret", a-t-il ajouté. "On comprend la difficulté du secteur aérien qui est uniquement due à la crise sanitaire (du Covid-19). On est prêt à faire des efforts conjoncturels", mais "pas structurels et définitifs. La direction se sert de la crise pour nous faire perdre définitivement nos acquis", a-t-il accusé. 

Les négociations "ont repris" vendredi matin "entre la direction du Groupe ADP et les syndicats, sur proposition de la direction", selon cette dernière. Si elles n'aboutissent pas, les salariés menacent de poursuivre la mobilisation. Un nouveau préavis de grève a d'ailleurs déjà été déposé par l'Unsa pour le vendredi 9 juillet, a annoncé vendredi matin sur RTL Laurent Garssine, secrétaire général de l'Unsa Aéroports de Paris. 

A la SNCF en revanche, où les syndicats avaient appelé à la grève sur les lignes des TGV à bas prix Ouigo, les préavis ont été levés après l'obtention notamment d'une prime pour les contrôleurs. Le trafic des Ouigo sera par conséquent "quasi normal" ce week-end, a indiqué la direction de la compagnie ferroviaire. "Tous les trains seront disponibles dès ce vendredi", a également affirmé vendredi matin sur RTL le ministre délégué chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari.


Selon les syndicats, la direction a accepté de verser en juillet une prime de 370 euros aux contrôleurs et agents sédentaires de Ouigo, de revaloriser à compter du 1er juin une indemnité mensuelle versée aux contrôleurs (qui passera de 50 à 80 euros) et d'arrêter cet été "la vente des places banquettes".
 

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