Grenoble : le siège du PS visé par des tirs d'armes à feu

Grenoble : le siège du PS visé par des tirs d'armes à feu
Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire national du PS, le 2 mai 2016 (Illustration)

publié le lundi 23 mai 2016 à 12h23

- Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis et le maire de Grenoble ont fermement condamné les "dégradations volontaires avec arme" contre le siège du PS de l'Isère. -

Dans la nuit de dimanche à lundi 23 mai, la devanture du siège de la Fédération du Parti socialiste de l'Isère a été visée à Grenoble par des tirs d'armes à feu.

Des coups de feu ont été entendus vers 01h du matin par une habitante du quartier, situé à proximité de la gare de Grenoble. Le ou les auteurs des tirs ont pris la fuite avant l'arrivée de la police. "Il y a une douzaine d'impacts sur le volet mécanique. Du verre a été brisé" confirme une source policière après les révélations du Dauphiné Libéré. Six étuis de munitions de calibre 9 mm ont par ailleurs été retrouvés sur la chaussée. Une enquête pour "dégradation volontaire avec arme" a été ouverte et confiée à la Sûreté départementale de l'Isère.

Cet incident a-t-il un rapport avec les divers actes de vandalisme dont ont fait l'objet plusieurs locaux du PS dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail ces dernières semaines ? Aucune trace de revendication n'a été retrouvée sur place, mais c'est ce que semble penser Jean-Christophe Cambadélis. "Depuis des semaines, nous dénonçons ces actes de violence qui s'aggravent de jour en jour. Depuis des semaines, nous appelons l'ensemble de la classe politique et des responsables syndicaux à réagir à cette dérive funeste inconnue depuis les années 30. Un nouveau seuil a été franchi cette nuit", a commenté le Premier secrétaire du Parti socialiste, dans un communiqué.

Le Parti socialiste exhorte à nouveau les responsables politiques et "syndicaux à prendre fermement position contre ces comportements inacceptables. Faudra-t-il qu'il y ait des victimes pour que notre préoccupation soit partagée et qu'une condamnation générale et sans ambiguïté ait enfin lieu?", poursuit le responsable socialiste.





"Des suites judiciaires seront évidemment données à cette affaire", conclut Jean-Christophe Cambadélis. Le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, a également condamné "avec force" ces tirs. "Cette dégradation nocturne de manière ultra-violente est intolérable (...) Ce genre d'action est une offense à la démocratie", a-t-il dit dans un communiqué. Un peu plus tard dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a également publié un communiqué dans lequel il dénonce des actes "d'une particulière gravité" qui constituent une atteinte insupportable à la vie démocratique dans notre pays".

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