Grand débat national : camouflet inattendu pour le gouvernement

Grand débat national : camouflet inattendu pour le gouvernement©Panoramic
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6Medias, publié le mercredi 13 mars 2019 à 12h30

Une vingtaine de conférences citoyennes doivent succéder au grand débat national. Mais environ 90% des Français contactés ne souhaitent pas y participer, d'après BFMTV.

À la suite du grand débat national, qui s'achève vendredi 15 mars, des conférences citoyennes sont organisées dans chaque région les 15-16 mars et les 22-23 mars.

Les participants sont des citoyens tirés au sort.

Il s'agit de réunir 70 à 100 citoyens tirés au sort et représentatifs de la diversité sociologique de chaque région métropolitaine et d'Outre-mer. Les invitations sont lancées depuis quelques jours, notamment par SMS.



Près de 75 000 personnes ont déjà été contactées. Mais, environ 9 Français sur 10 ont ainsi décliné la proposition, selon BFMTV. Les objectifs pourraient être difficiles à atteindre.

Les participants doivent travailler par petits groupes sur les quatre thèmes du grand débat : transition écologique, fiscalité et finances publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'État et des services publics. Leurs propositions argumentées fondées sur les premiers éléments issus du grand débat national seront classées par ordre de priorité et une synthèse globale sera publiée sur le site du grand débat national.


Pourtant, les Français tirés au sort sont choyés. Gaspard Lancrey-Javal, de l'institut Harris Interactive qui est chargé d'appeler les citoyens pour les conférences, a expliqué sur BFMTV : "Nous leur réservons une chambre d'hôtel et le déplacement ne leur coûte rien. Pour les personnes actives, et pour qui le fait de se libérer le vendredi après-midi constitue un enjeu, nous demandons à leur employeur via un courrier de la mission grand débat s'il peut libérer ses salariés".

Alors que le grand débat national s'achève vendredi, près de 350 000 propositions ont été enregistrées sur le site web. "C'est une France urbaine, socialement favorisée et retraitée qui s'est exprimée", analyse pour Le Parisien Jérôme Fourquet, de l'institut de sondage Ifop, qui constate "une fracture civique et démocratique".

Le Parisien affirme aussi que seuls 160 000 internautes auraient répondu à un ou plusieurs des quatre formulaires proposés sur le site alors que la première manifestation des "gilets jaunes" le 17 novembre rassemblait plus de 280 000 personnes.


Garant du grand débat, le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu, s'est au contraire félicité sur Twitter, tout comme la députée LREM de l'Ain Olga Givernet qui se vante d'une "importante participation avec 16 000 cahiers de doléances ouverts et 10 000 réunions d'initiatives locales".

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