Grand débat : Macron veut consulter Hollande avant de trancher sur le référendum

Grand débat : Macron veut consulter Hollande avant de trancher sur le référendum
Emmanuel Macron et François Hollande lors de la passation de pouvoirs, le 14 mai 2017 dans la cour de l'Élysée

Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 07 février 2019 à 12h41

Alors que l'hypothèse d'un référendum le 26 mai, jour des élections européennes, se fait de plus en plus sérieuse, Emmanuel Macron pourrait prendre son temps avant d'annoncer sa décision, indique le Canard enchaîné. Selon l'hebdomadaire, le chef de l'État souhaiterait recueillir les conseils de ses prédécesseurs, notamment ceux de François Hollande. Le rendez-vous devrait avoir lieu après le clap de fin du grand débat.

Y aura-t-il un vote à l'issue du grand débat national ? Pour le moment, la question n'est pas tranchée mais l'option est envisagée par le gouvernement. Emmanuel Macron a évoqué cette hypothèse en début de semaine : "À un moment donné, je serai peut-être amené à demander à nos concitoyens (s'ils sont d'accord) sur telle ou telle chose", a déclaré le chef de l'État lundi 4 février, lors d'un déplacement en région parisienne.

Selon le Canard enchaîné du mercredi 6 février, l'Élysée préférerait prendre son temps avant de trancher pour ou contre la tenue d'un référendum. La décision pourrait n'être prise qu'après la fin du grand débat, prévue le 15 mars. Selon l'hebdomadaire satirique, le président de la République voudrait d'abord obtenir une synthèse des propositions faites dans le cadre du débat national. Emmanuel Macron envisagerait aussi de consulter trois de ses prédécesseurs : Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le nom de Jacques Chirac n'est, en revanche, pas cité.

Reste à savoir dans quelle ambiance se dérouleront ces rencontres, si elles ont lieu. Mercredi soir, François Hollande ne s'est pas montré tendre avec Emmanuel Macron. L'ex-chef de l'État, qui donnait une conférence devant les étudiants de Sciences-Po Paris, a estimé qu'il n'y avait "rien de pire pour un citoyen que de s'entendre donner des leçons par quelqu'un qui ne vit pas dans les mêmes conditions". "Je savais que le prix du carburant allait devenir un sujet inflammable", a encore lancé l'ancien locataire de l'Élysée.

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