Gironde : fusillé par les Nazis en 1944, un résistant refait parler de lui

Gironde : fusillé par les Nazis en 1944, un résistant refait parler de lui ©Capture écran (Google Street View)

publié le lundi 21 juin 2021 à 19h05

À Ruch, en Gironde, le maire refuse de remplacer une plaque commémorant l'assassinat d'un résistant par les armées nazies pendant la Seconde Guerre mondiale, rapporte le journal Sud Ouest jeudi 17 juin. L'élu veut la contextualiser plutôt que de la modifier.

 

Une polémique est née jeudi 17 juin dans le petit village de Ruch, en Gironde. Fin mai, un Allemand s'est indigné de voir sur le mur de la mairie de la commune de 600 habitants une plaque commémorative qui rend hommage à un résistant tué par les soldats de l'armée nazie durant la Seconde Guerre mondiale. L'objet de la contestation ? La mention "Assassiné par les Boches" qui désigne les Allemands de manière péjorative.



La modifier serait une "injure", selon le maire

Mais pour le maire, Raymond Viandon, il est hors de question de modifier cette mention. L'élu propose plutôt de la compléter en y ajoutant des éléments de contexte historique.  "Il faut la remettre dans le contexte de l'histoire. La modifier serait faire injure à ceux qui ont décidé de la poser avec l'intention de perpétuer la mémoire de l'un des leurs", détaille-t-il dans les colonnes de Sud Ouest.  

La plaque en question est un hommage à Théo Turrier, un instituteur de la commune, membre du réseau de résistance Brutus, qui officiait dans le sud de la France. Il a été assassiné par l'armée allemande le 1er mars 1944, à l'âge de 25 ans. Selon Sud Ouest, les habitants de Ruch ne faisaient plus attention à cette plaque et l'ont redécouverte à l'occasion de cette polémique. 

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