"Gilets jaunes": un rappel à la loi pour Julien Coupat, relaxé du procès de Tarnac

"Gilets jaunes": un rappel à la loi pour Julien Coupat, relaxé du procès de Tarnac
Le responsable du "groupe de Tarnac" Julien Coupat le 13 mars 2018 à Paris

AFP, publié le lundi 10 décembre 2018 à 13h41

Interpellé samedi à Paris où avaient lieu des manifestations de "gilets jaunes", Julien Coupat, longtemps présenté comme le leader du groupe d'ultragauche de Tarnac, va faire l'objet d'un rappel à la loi, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Il avait été placé en garde à vue samedi pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations", après avoir été arrêté en fin de matinée dans un quartier du nord de la capitale.

Il était à bord d'un véhicule avec un proche et lors de son interpellation, les policiers ont découvert un gilet jaune, un masque de chantier et des bombes de peinture, selon une source proche du dossier.

Julien Coupat avait comparu devant la justice en début d'année, soupçonné notamment d'être impliqué dans le sabotage d'une ligne SNCF en 2008.

Initialement poursuivi pour terrorisme avant d'être jugé pour des délits de droit commun, il avait uniquement été condamné pour refus de prélèvement biologique mais avait été dispensé de peine, tout comme son ex-compagne, Yildune Lévy.

Au total, 1.082 personnes ont été interpellées samedi à Paris lors de la quatrième journée de mobilisation des "gilets jaunes", un nombre record. Un peu plus de 900 d'entre elles ont été placées en garde à vue. 

Selon le dernier bilan établi dimanche soir par le ministère public, 278 personnes avait été déférées au parquet de Paris à l'issue de leur garde à vue et 494 procédures ont été classées sans suite, dont 288 après un rappel à la loi notifié par un officier de police judiciaire.

Cinq audiences de comparution immédiate sont prévues lundi au tribunal de Paris.

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