"Gilets jaunes", syndicalistes ou associations : plusieurs manifestations dans le Sud malgré le confinement

"Gilets jaunes", syndicalistes ou associations : plusieurs manifestations dans le Sud malgré le confinement
Des manifestants à Marseille, le 1er mai 2020.

, publié le vendredi 01 mai 2020 à 17h11

Dans le calme et en respectant la distanciation sociale, quelques centaines de personnes ont manifesté dans des villes du Sud.

Qu'ils soient "gilets jaunes", syndicalistes ou militants des droits de l'Homme, ils sont plusieurs à avoir manifesté malgré le confinement, vendredi 1er mai, à Marseille ou Montpellier.

À Marseille, devant l'Institut hospitalo-universitaire (IHU), un centre de traitement et de recherche sur les maladies infectieuses, une quarantaine de personnes se sont réunies devant une grande banderole: "ni médaille, ni charité: des moyens pour l'hôpital public". À distance les uns des autres, "gilets jaunes" et syndicalistes ont scandé: "On veut être dépisté, pas pisté!", ou "Du fric, pour l'hôpital public!". "L'idée, ce n'est pas du tout de faire de la provocation en cassant le confinement", a assuré à l'AFP Sylvie Pillé, enseignante à la retraite et "gilet jaune" de la première heure.


"On ne fait rien d'illégal, on a tous une attestation car on vient pour se faire dépister à l'IHU", explique-t-elle quand la police intervient après une heure de "manifestation".

"C'est un jour de revendication pour les travailleurs depuis le XIXe siècle, il était hors de question de rater ça", ajoute la sexagénaire, masque jaune fluo sur le visage et gants de ménage jaunes aux mains.

Greg Fontaine, infirmier à l'hôpital de la Timone, a quant à lui rempli la case "travail" sur son attestation. "Le confinement ne veut pas dire bâillonnement", explique ce représentant CGT. "Si on nous a imposé ce confinement, nécessaire, c'est parce que l'hôpital est dans un état catastrophique, contrairement à l'Allemagne où ils n'ont pas eu besoin de mesures aussi fortes".

"Maintenant on espère qu'après la crise, tous les Français, qui nous applaudissent tous les soirs, et on est touché, manifesteront pour l'hôpital public à nos côtés", ajoute-t-il.


Une centaine de personnes, dont des militants anarchistes, ont aussi remonté la Canebière, grande artère centrale de Marseille, selon les organisateurs.

À Montpellier, une vingtaine de militants de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de la Cimade et de Réseau Education sans frontière (RESF) ont déployé des banderoles et des affiches au milieu de la rue, tout en respectant la distanciation physique. "Nous, Cimade et LDH, réclamons un travail pour tous et appelons à la régularisation des personnes migrantes. Nous avons réussi à être solidaires dans ce confinement, soyons le jusqu'au bout!", a déclamé Thierry Lerch, membre du bureau de la Cimade et de RESF. "Permettons aux migrants de travailler en leur donnant une carte de séjour pérenne."

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