"Gilets jaunes" : Raquel Garrido et Alexis Corbière s'interrogent sur la composition des gaz lacrymogènes

"Gilets jaunes" : Raquel Garrido et Alexis Corbière s'interrogent sur la composition des gaz lacrymogènes
Raquel Garrido le 25 mai 2014 à Paris.

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 12 février 2019 à 11h51

L'ancienne porte-parole de la France insoumise Raquel Garrido établit un lien entre les gaz utilisés par les forces de l'ordre durant les manifestations et "l'acide cyanhydrique", qui entrait dans la composition du Zyklon B, utilisé dans les chambres à gaz. Elle demande au ministère de l'Intérieur de "faire toute la transparence sur la composition exacte du gaz utilisé" dans les bombes lacrymogènes. 

De l'acide cyanhydrique dans les gaz lacrymogènes utilisés par les policiers face aux "gilets jaunes" ? C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre Raquel Garrido, dans un message publié sur Facebook, qu'elle a repris ensuite sur son compte Twitter dimanche 10 février.

L'ancienne porte-parole de la France insoumise (LFI) déclare avoir reçu "un gaz lacrymogène d'une puissance particulièrement forte", samedi après-midi lors de l'acte 13 des "gilets jaunes" à Paris. 



La chroniqueuse de C8 a  indiqué qu'elle se trouvait dans la cortège "au croisement entre le boulevard Montparnasse et le boulevard Saint-Michel". "Ce parcours était déclaré", a-t-elle précisé. Une bombe lacrymogène aurait alors été lancé, "je me suis retrouvée en plein dans la fumée". "J'en ai beaucoup respiré". Elle ajoute que "le gaz n'avait pas 'le goût' qu'(elle) connaissait". "Là c'était acide". Elle décrit des "douleurs et spasmes à l'estomac. Vomissements. Une migraine atroce". 

 


"Selon mon médecin, cela ressemble à un empoisonnement à l'acide cyanhydrique", a affirmé Raquel Garrido sur Twitter. Sur le réseau social, elle a demandé la composition du gaz au ministère de l'intérieur. L'acide cyanhydrique, ou acide prussique, était utilisé durant la Première Guerre mondiale. Il faisait également partie de la composition du Zyklon B, utilisé par les nazis dans les chambres à gaz des camps d'extermination pendant la Seconde Guerre mondiale. 

"Il n'y a pas de produits tenus secrets" 


"Il n'y a pas de produits tenus secrets, c'est du gaz lacrymogène. Il n'y a pas de produits de nature incapacitante. La recette n'a absolument pas changé", a assuré lundi sur Franceinfo Laurent Nunez, le secrétaire d'État auprès du ministère de l'Intérieur. 


Invité à réagir, toujours sur Franceinfo après les déclarations de sa compagne Raquel Garrido, le député LFI Alexis Corbière a lui aussi jugé mardi que le gaz utilisé était "extrêmement douloureux". 


"On a un matériel qui est dangereux, on a l'impression qu'il y a des gaz lacrymogènes qui sont un peu inédits et je pense que tout ça n'est pas adapté", a ajouté Alexis Corbière au micro de la radio publique. 

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