"Gilets jaunes": plus de 400 personnes blessées, dont 14 gravement selon Castaner

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Des "gilest jaunes" manifestent à Reims le 17 novembre 2018
Des "gilest jaunes" manifestent à Reims le 17 novembre 2018
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© AFP, FRANCOIS NASCIMBENI

AFP, publié le dimanche 18 novembre 2018 à 19h02

Plus de 400 personnes ont été blessées, dont 14 gravement, dans les différents blocages organisés depuis samedi matin par les "gilets jaunes", a annoncé dimanche sur RTL le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

Un nouveau bilan qui prend en compte une nuit "agitée sur certains sites", a-t-il précisé. L'incident le plus grave était intervenu dès le samedi matin avec la mort d'une femme renversée par une automobiliste en Savoie sur un barrage.

Quelque 3.500 personnes sont restées mobilisées cette nuit, "sur 87 lieux différents". Sur environ 150 sites, les manifestants ont appelé à reconduire le mouvement dimanche, a indiqué le ministre. 

Ce dernier a revu à la hausse le nombre de participants à ce mouvement de protestation contre les taxes, avec "287.710 personnes comptabilisées sur 2.034 sites". Les forces de l'ordre ont interpellé au total 282 personnes dont 73 pendant la nuit, ce qui a donné lieu à 157 placements en garde à vue.

"Plusieurs dizaines de milliers" de policiers et de gendarmes ont été mobilisés samedi. 

Il y a eu, selon M. Castaner, 409 blessés, dont 14 graves. "Vingt-huit policiers, gendarmes, motards, pompiers ont été blessés et pour certains de façon grave", a-t-il ajouté. 

"Cette nuit a été agitée. (...) Il y a eu des agressions, des bagarres, des coups de couteau", a détaillé le ministre. "Il y a eu des bagarres entre + gilets jaunes +. Il y a eu beaucoup d'alcool dans certains endroits, et ça a provoqué ces comportements idiots qui peuvent pousser à la violence, et là ça devient inacceptable", a déploré le ministre de l'Intérieur. 

Revenant sur la mort d'une femme de 63 ans samedi matin qui participait à une manifestation non déclarée, il a rappelé que le gouvernement avait demandé aux organisateurs de déclarer les rassemblements pour qu'ils puissent être sécurisés.

"Ceux qui prétendent organiser et qui en réalité veulent désorganiser le pays, ne veulent pas respecter la démocratie, doivent assumer leur responsabilité", a-t-il déclaré.

A l'initiative de cette grogne, des membres de la société civile se sont mobilisés contre la hausse du prix des carburants avant que les motifs de grief ne s'élargissent à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement en matière de taxation et à la baisse du pouvoir d'achat.

Tout le territoire a été touché par leurs actions, ce qui représente un succès certain pour ce mouvement, parti des réseaux sociaux et organisé en dehors des partis politiques et des syndicats.

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