"Gilets jaunes" : Maxime Nicolle menace de quitter la France

"Gilets jaunes" : Maxime Nicolle menace de quitter la France
Le "gilet jaune" Maxime Nicolle - alias "Fly Rider" - le 12 janvier 2019 à Bourges.

, publié le mercredi 30 janvier 2019 à 17h36

Figure des "gilets jaunes", Maxime Nicolle, également connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de "Fly Rider", indique qu'il demandera d'ici deux semaines "l'asile constitutionnel". Il estime rentrer dans les critères établis par la convention de Genève relative au statut des réfugiés. 

"Si dans les deux semaines qui suivent, il n'y a aucune avancée concrète, financière, envers le peuple, et pour tous les membres de la population (...) toutes les personnes qui sont dans la merde dans ce pays et qui essaient de s'en sortir, si vous ne faites pas ça, dans deux semaines, je pars de ce pays". Le "gilet jaune" Maxime Nicolle a organisé, mardi 29 janvier dans la soirée, un live Facebook. Selon lui, le gouvernement l'a officiellement déclaré "opposant politique radicalisé". "Je fais une demande d'asile constitutionnelle, et je me battrai à l'extérieur. Je peux vous garantir que j'y passerai ma vie, mais je me battrai contre vous jusqu'à ce que j'en crève", lâche cette figure parmi les plus influentes du mouvement des "gilets jaunes", comme d'Éric Drouet et Priscillia Ludosky. 



Vers "un pays où l'extradition est interdite" 

"Comme ça, ça vous permettra d'éviter avec votre loi anti-casseurs d'aller me foutre en prison parce que je ne suis pas d'accord avec vous. À l'étranger, vous ne pourrez pas me foutre en prison. Et en plus, je ne suis pas con, je choisirai un pays où l'extradition est interdite, comme ça vous n'irez pas me foutre en prison", déclare Maxime Nicolle dans cette vidéo de plus de 30 minutes intitulée "Refus RIC, mensonges d'État, lois liberticides et ultimatum pacifique". Et de se comparer à Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks : "S'il faut que j'aille comme le directeur de WikiLeaks au fond d'une cave pendant six ans, j'irai au fond d'une cave pendant six ans, ce n'est pas un problème. Mais je me battrai contre vous jusqu'à la fin". 

La convention de Genève invoquée 

Maxime Nicolle affirme subir une persécution "psychologique, physique et financière actuellement". Il cite la convention de Genève de 1951, qui stipule que l'asile constitutionnel peut être accordé selon des critères précis. "L'existence d'une persécution effectivement subie dans le pays d'origine, et pas seulement d'une crainte de persécution, être démuni de protection de la part de l'État dont le demandeur à la nationalité ou, à défaut de la nationalité établie, du pays de résidence habituelle, un engagement actif en faveur de l'instauration d'un régime démocratique ou pour défendre les valeurs qui s'y attachent, telles que la liberté d'expression et d'opinion, la liberté d'association, la liberté syndicale, un engagement dicté par des considérations d'intérêt général et non d'ordre personnel", détaille l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). 

Un appel à l'ONU

Maxime Nicolle accuse le gouvernement de "répression policière, répression psychologique et répression financière", et menace d'en appeler "aux Nations unies et aux pays du monde entier à venir en aide à la population française". Il demande à ce que sa vidéo soit traduite et envoyée à la quarantaine de pays "avec lesquels on a des informations". "Dans les deux semaines, si ça n'a pas été écouté et si les personnes n'ont pas reçu une réponse favorable au fait que chaque personne dans ce pays doit vivre dignement, je demande l'aide de tous les pays des Nations unies et je demande l'asile constitutionnel". 

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