"Gilets jaunes" : les sociétés d'autoroutes cherchent à faire payer les automobilistes ayant profité des opérations "péages gratuits"

"Gilets jaunes" : les sociétés d'autoroutes cherchent à faire payer les automobilistes ayant profité des opérations "péages gratuits"
Le péage de Muret, près de Toulouse, le 24 novembre 2018.

, publié le lundi 17 décembre 2018 à 16h37

Vinci Autoroutes va demander aux automobilistes ayant profité des opérations "barrières levées" de s'acquitter des droits de passage. L'entreprise compte identifier les usagers grâce aux caméras de surveillance.

Un mois après le début du mouvement des "gilets jaunes", les sociétés autoroutières tentent de chiffrer les conséquences économiques du mouvement.

Dimanche 16 décembre, l'exploitant de la plupart des autoroutes du sud de la France, Vinci Autoroutes a été le premier à évaluer le coût des dégradations, en déplorant une facture de "plusieurs dizaines de millions d'euros".



Outre les dégradations, le manque à gagner des opérations "péages gratuits" menés par les "gilets jaunes" est également important et certaines sociétés cherchent à limiter les dégâts. Vinci Autoroutes va demander aux automobilistes ayant profité des opérations "barrières levées" de s'acquitter des droits de passage, a révélé Le Dauphiné. Une information confirmée auprès de Franceinfo et RTL.

"Beaucoup de clients ont déjà contacté le service clients pour régler leurs trajets"

L'entreprise compte identifier les usagers passés sans payer grâce aux caméras de surveillance installées sur les péages et les relancer par courrier. Les sociétés d'autoroutes ont en effet accès au fichier des plaques d'immatriculation du ministère de l'Intérieur.

Vinci Autoroutes assure que "beaucoup de clients ont déjà contacté d'eux-mêmes le service clients pour régler leurs trajets", ce dont la société les "remercie". Les abonnés des autoroutes Vinci doivent, eux, s'attendre à être contactés par le service clientèle "dans les prochains jours".

Vinci ne serait pas la seule société d'autoroutes à vouloir récupérer une partie de son manque à gagner. APRR, "dont le péage de Saint-Quentin-Fallavier, sur l'A43, est devenu l'un des lieux de rassemblement favori", a également décidé traquer tous les automobilistes, explique Le Progrès.

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