"Gilets jaunes" : les aides aux commerçants touchés vont être prolongées

"Gilets jaunes" : les aides aux commerçants touchés vont être prolongées
La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher rappelle qu'à ce stade "plus de 8.000 commerçants" ont demandé des aides.

, publié le vendredi 03 mai 2019 à 08h57

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État à l'Économie, a annoncé vendredi 3 mai que le dispositif d'aides, censé se terminer le 30 avril, sera prolongé jusqu'à la fin du mois de juin. 

Alors que le mouvement des "gilets jaunes" continue de battre le pavé les samedis en France, la secrétaire d'Etat à l'économie, Agnès Pannier-Runacher a annoncé vendredi 3 mai que le dispositif d'aide aux commerçants touchés par le mouvement allait être prolongé jusqu'à la fin du mois de juin. Il devait prendre fin le 30 avril. 

"Nous avons décidé de prolonger le dispositif d'aide jusqu'à la fin du mois de juin", a déclaré la secrétaire d'Etat sur la chaîne télévisée Cnews.

"L'enjeu, c'est qu'ils traversent correctement cette crise, dont ils ne sont pas à l'origine, pour pouvoir rebondir demain", a-t-elle souligné.

Ce dispositif, avait été mis en place le 26 novembre 2018. Il permet aux commerçants touchés par les manifestations de bénéficier de reports de charges, voire d'obtenir des exonérations, pour ceux qui sont particulièrement touchés.



80 millions d'euros

La secrétaire d'Etat a rappelé qu'à ce stade "plus de 8.000 commerçants" ont demandé des aides. Selon elle l'administration fiscale et les organismes publics ont "répondu à chacun de ceux" qui les ont saisis. Agnès Pannier-Runacher a estimé que ces reports de charge représentaient "à peu près 80 millions d'euros" pour les finances publiques.

"Ces reports de charge ont vocation à être remboursés, sauf pour les commerçants" pour qui la situation sera "trop serrée", "à qui on donnera des exonérations", a-t-elle toutefois souligné.

Mme Pannier Runacher a par ailleurs rappelé que 70.000 personnes avaient été touchées par des mesures de chômage partiel. A ce stade, "tout ce qui est chômage partiel pèse pour à peu près 38 millions d'euros", a-t-elle précisé.

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