"Gilets jaunes" : le Sénat va proposer "d'annuler l'augmentation de la taxe", annonce Gérard Larcher

"Gilets jaunes" : le Sénat va proposer "d'annuler l'augmentation de la taxe", annonce Gérard Larcher
Le président du Sénat Gérard Larcher au Palais du Luxembourg à Paris, le 6 juin 2018

Orange avec AFP, publié le mercredi 21 novembre 2018 à 16h33

VIDÉO. Le président du Sénat Gérard Larcher estime que l'argent récolté par ces taxes n'est pas alloué à la transition écologique.

Gérard Larcher a annoncé, mercredi 21 novembre sur RTL, que le Sénat ne voulait pas de la hausse annoncée des taxes sur les carburants en janvier 2019. Selon lui, il faut apporter au problème une "réponse politique". Celle-ci passe par la proposition des sénateurs Les Républicains (LR), lors de l'examen du budget jeudi, "d'annuler l'augmentation de la taxe" sur les carburants. Une telle décision représenterait "2,9 milliards de moins pour les caisses de l'État cette année", a-t-il précisé. "Je rappelle qu'aucun euro n'allait à la transition énergétique", a ajouté le président du Sénat. 

Pour une réunion des corps intermédiaires

"On ne peut pas dire : j'entends, j'écoute et je ne fais rien, je crois que la responsabilité du politique, c'est à un moment d'avoir le courage de prendre des décisions".Et "la décision, c'est d'écouter une des deux chambres" du Parlement, a estimé Gérard Larcher.

Le président du Sénat a appelé mercredi l'exécutif à saisir la proposition de Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, de réunir les corps intermédiaires (élus locaux et syndicats) pour construire un "pacte social de la conversion écologique" en réponse à la crise des "gilets jaunes". Le Premier ministre Édouard Philippe avait écarté dimanche cette proposition, estimant que ce n'est pas ce que "demandent les gilets jaunes".

Emmanuel Macron "s'est coupé des réalités"

"Je crois à la nécessité des corps intermédiaires, voilà pourquoi la proposition de Laurent Berger est une proposition qu'il faut saisir", a déclaré Gérard Larcher sur RTL, en dénonçant "l'exercice solitaire du pouvoir" d'Emmanuel Macron qui est selon lui à l'origine de la crise. 

"En se coupant des corps intermédiaires, et Laurent Berger est un exemple des corps intermédiaires, des élus locaux et peut-être aussi d'une partie des médias, (le président de la République) s'est coupé des réalités", a critiqué le président LR du Sénat.

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