"Gilets jaunes" : Ingrid Levavasseur ne "regrette pas" d'avoir voté Emmanuel Macron à la présidentielle

"Gilets jaunes" : Ingrid Levavasseur ne "regrette pas" d'avoir voté Emmanuel Macron à la présidentielle
Ingrid Levavasseur est à la tête d'une liste "gilets jaunes" aux élections européennes de 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 25 janvier 2019 à 14h00

"Si j'avais pu avoir un vote blanc qui soit comptabilisé, j'aurais voté blanc", a indiqué vendredi 25 janvier, Ingrid Levavasseur, tête de la future liste "gilets jaunes" pour les européennes. 

Figure du proue des "gilets jaunes", Ingrid Levavasseur a reconnu ce vendredi avoir voté Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2018. Invitée sur France info, l'aide-soignante de 31 ans a précisé : "J'ai voté Macron, je ne regrette pas mon choix".

Et d'ajouter : "Si j'avais pu avoir un vote blanc qui soit comptabilisé, j'aurais voté blanc mais j'ai voté Macron pour voter contre Le Pen." 




Dans la foulée, la jeune femme a précisé les contours de sa future liste pour les élections européennes. "C'est une liste protéiforme, on ne veut pas aller dans les extrêmes, on n'a vraiment pas envie de partir dans tout et n'importe quoi. Pas d'extrême droite, pas d'extrême gauche. Nous sommes ouverts à tous les citoyens qui ont envie de bien faire", a-t-elle expliqué au micro de France info.

"Je ne pense pas avoir trahi les gilets jaunes"

L'aide-soignante est également revenue sur son échange musclé de la veille avec une autre "gilet jaune" sur le plateau de "L'émission politique" de France 2. Évelyne Liberal avait notamment reproché à la jeune femme de mener une liste aux européennes. Une initiative qu'elle jugeait opportuniste. Balayant les critiques, l'aide-soignante a expliqué que "le but de cette liste européenne, c'est d'être présent partout". 

"Je ne pense pas avoir trahi les 'gilets jaunes', je suis une 'gilet jaune' depuis toujours, je n'ai pas besoin de me justifier ni de me légaliser à leurs côtés. Je suis engagée et je m'engage en tant que citoyenne. Il faut vraiment faire en sorte de se faire entendre". 

La conversion politique des "gilets jaunes" divise au sein même du mouvement. Maxime Nicolle, connu sous le pseudo de "Fly Rider", personnage controversé du mouvement, a dénoncé notamment une liste "d'opportunistes" et de "vendus". "Voter gilets jaunes, c'est voter Macron", a prévenu de son côté le groupe d'Éric Drouet, "La France en colère", dans un communiqué. 

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