"Gilets jaunes" : Édouard Philippe annonce une nouvelle loi contre les casseurs

"Gilets jaunes" : Édouard Philippe annonce une nouvelle loi contre les casseurs
Édouard Philippe le 7 janvier 2018 sur le plateau du 20 Heures de TF1.

, publié le lundi 07 janvier 2019 à 20h34

Le Premier ministre Édouard Philippe était sur le plateau du 20 Heures de TF1 pour annoncer des mesures après les violences qui ont émaillé les manifestations des "gilets jaunes" samedi 5 janvier à Paris notamment.

Invité sur le plateau du 20 Heures de TF1, le Premier ministre a annoncé "une nouvelle loi", durcissant les sanctions contre "les casseurs" et les manifestations "non déclarées". "Aujourd'hui, si l'on veut défendre la liberté de manifester (...) il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législatif".

Cette nouvelle loi contre les casseurs sera inspirée par les mesures prises contre le hooliganisme qui a secoué le milieu du football dans les années 2 000.



Les "casseurs identifiés" n'auront plus le droit d'accéder aux manifestations. Ce nouveau dispositif prendra la forme d'un "fichier dédié", a précisé Matignon. Cette loi pourrait être débattue à l'Assemblée nationale dès "le début du mois de février", estime Édouard Philippe. Le fait de masquer son visage lors d'une manifestation deviendra un délit, puni actuellement d'une simple contravention. Le gouvernement veut également renforcer le principe du "casseur payeur", en leur imputant plus facilement la réparation de dégâts commis en cas d'attroupement, selon Matignon.

Mobilisation "considérable" des forces de l'ordre



Le Premier ministre a également annoncé la mobilisation de 80.000 agents de forces de l'ordre samedi 12 janvier, pour l'acte 9 des "gilets jaunes", soit le niveau du dispositif de la mi-décembre. 5.000 policiers et gendarmes seront déployés à Paris. Objectif : procéder à de nombreuses interpellations.

Les casseurs "n'auront pas le dernier mot", a répété Édouard Philippe. Le Premier ministre assure que depuis le début du mouvement, "plus de 1.000 condamnations" ont été prononcées, sur les "5.600 gardes à vue".



"Investir dans du nouveau matériel, être plus mobile", le Premier ministre a indiqué que la doctrine du maintien de l'ordre serait revu en France. "Ceux qui profitent des manifestations pour casser changent leurs pratiques ; nous devons donc faire évoluer nos méthodes".



"Ceux qui veulent remettre en cause nos institutions, ceux qui disent que 50 000, 100 000 personnes dans la rue suffisent à destituer le président et à invalider le résultat des élections, ceux-là s'inscrivent directement contre nos institutions. Ceux-là, n'auront jamais raison dans notre pays", a répété Édouard Philippe, estimant que le gouvernement avait répondu aux demandes initiales des "gilets jaunes" concernant le pouvoir d'achat notamment.

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