Gifle à Macron : "Ce n'est pas dans ses habitudes", assure un proche de l'auteur présumé

Gifle à Macron : "Ce n'est pas dans ses habitudes", assure un proche de l'auteur présumé
Emmanuel Macron le 8 juin 2021 à Valence

publié le jeudi 10 juin 2021 à 11h14

Jugé jeudi en comparution immédiate, Damien T. a reconnu lors de sa garde à vue "avoir porté un coup au chef de l'Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique".

Un geste incompréhensible, pour ses proches.

Qu'est-il passé par la tête de Damien.T ? Présenté jeudi matin à un juge avant d'être jugé en comparution immédiate dans l'après-midi, le jeune homme de 28 ans est accusé d'avoir giflé le président Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Tain l'Hermitage (Drôme) mardi 8 juin. Ce qui ne colle pourtant pas du tout à son caractère, assurent ses proches.



"Je ne comprends pas le geste qu'il a eu envers le président", déclare sur BFMTV Stéphane, une connaissance du jeune homme qu'il présente comme "quelqu'un de très gentil". "Ce n'est pas dans ses habitudes, ce n'est vraiment pas quelqu'un de violent", assure sur la chaîne d'info son ami Aurélien. "C'est un garçon très respectueux, un peu timide mais spontané, sensible", aaffirme de son côté Jérôme Lauzel, organisateur de conventions mangas dans lesquelles il œuvrait en tant que bénévole.

"C'est pas quelqu'un de violent", a également assuré mardi à l'AFP Loïc Dauriac, l'un de ses amis qui étaient également à Tain-L'Hermitage mardi, mais qui est parti avant l'incident. Ce qu'on confirmé deux commerçantes voisines de l'association de jeux dont il est membre confirment, évoquant "un gamin sans histoires". "C'est pas du tout le style de la personne", ont également affirmé à l'agence de presse deux anciennes camarade de collège et de lycée croisées dans Saint-Vallier. "Et il n'a jamais montré d'opinion politique, à ce qu'on sache."

Lors de son audition, Damien T., "en couple, sans enfant, sans profession", a reconnu "avoir porté un coup au chef de l'Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique", a pourtant indiqué dans un communiqué le procureur de la République Alex Perrin. Proche, selon lui, de "la mouvance des gilets jaunes" et partageant des "convictions politiques traditionnelles de droite ou d'ultra droite" sans être "d'aucun parti ni militantisme exprimé", il a affirmé avoir "agi d'instinct et 'sans réfléchir' pour exprimer son mécontentement", a encore expliqué le magistrat.

Les auditions des témoins et de la compagne de Damien T. n'ont pas éclairé "davantage les motivations" du jeune homme, contre qui la préméditation - "à l'heure actuelle" - n'est pas retenue. 

Son camarade Arthur. C ne sera pas jugé dans cette affaire. Il va en revanche se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour s'expliquer sur les armes détenues illégalement" trouvées à son domicile, a précisé le magistrat.

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